Procès de l’icône palestinienne Ahed Amimi à huis clos

Procès de l’icône palestinienne Ahed Amimi à huis clos

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CP : AFP / THOMAS COEX Photo de la jeune Palestinienne Ahed Tamimi lors de l’ouverture de son procès devant le tribunal militaire d’Ofer, en Cisjordanie occupée

Ahed Tamimi, l’adolescente devenue l’icône de la lutte pour la cause palestinienne, est jugée ce mardi 13 février 2018 devant un tribunal militaire israélien.

Arrêtée dernièrement par les forces israéliennes alors qu’elle militait contre l’occupation des terres palestiniennes par Israël, la jeune Ahed est présentée aujourd’hui devant la justice.

Le procès très médiatisé a bien évidemment réuni ses proches, de nombreux journalistes et diplomates ainsi qu’une foule en attente d’un jugement dont l’issue influencera à nouveau les relations israélo-palestiniennes.

A la grande surprise de la foule, la décision d’un procès à huit clos est alors fixée après que le juge se soit entretenu avec l’avocate d’Ahed Tamimi.

Seule la famille fut alors autorisée à rester au tribunal d’Ofer (Cisjordanie occupée) où se déroule le procès de la mineure de 17 ans, rapporte l’AFP.

Une décision du juge qui a déclaré « qu’un débat public n’est pas dans l’intérêt d’une mineure comme Ahed Tamimi », arrivée en blouson de prisonnière, menottes aux poignets et aux chevilles.

Au cours des débats, l’avocate d’Ahed Tamimi a indiqué qu’elle plaiderait que c’est avant tout l’occupation par l’armée israélienne de la Cisjordanie (où se sont produits les faits) qui est illégale.

Un procès qui relance par conséquent le conflit de légitimité brandie par Israël comme par la Palestine mais cette fois à l’abris des regards de la scène internationale.

Sonia Falcou

 

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