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Grâce aux récentes réformes, la Tunisie est sur la bonne voie, estime le FMI

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Le Directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds Monétaire International (FMI), Jihad Azour, a déclaré que les récentes réformes, adoptées par la Tunisie, notamment au niveau du marché libre et du budget de l’Etat de 2018, mènent « dans la bonne direction ».

S’exprimant à l’agence Reuters, le responsable a souligné qu’il était important d’améliorer le climat des affaires en Tunisie et de poursuivre les réformes du secteur public, rappelant que la masse salariale publique représente environ 15% du PIB, l’un des plus élevés au monde.

« Toute réforme a sa phase de transition. Durant cette dernière, ce qui est important est de s’assurer qu’ils ont les bons facteurs d’atténuation, les bons programmes sociaux », a-t-il ajouté, indiquant que les fonds publics seront « libérées » pour des dépenses sociales plus ciblées grâce à la réforme du secteur public et à la réduction des subventions des carburants.

Le FMI accusé d’avoir « étouffé » l’économie tunisienne

En réponse à un article publié dans The Guardian, intitulé « Le FMI a étouffé la Tunisie. Ce n’est pas étonnant que les gens protestent » et écrit par la co-fondatrice de l’Observatoire Tunisien de l’Economie Jihen Chandoul, le Fonds Monétaire International avait réagi.

« La frustration de Jihen Chandoul à propos des conditions économiques en Tunisie est compréhensible, mais ses allégations sont déplacées », avait annoncé le porte-parole du FMI, Gerry Rice.

Dans un communiqué publié le 18 janvier, Rice avait expliqué que « la fragilité économique de la Tunisie n’est pas uniquement la résultante de chocs externes (tels que les attentats terroristes ou la faible croissance en Europe), mais aussi de son modèle de patronage public: le secteur public fournit un emploi sur cinq.

« Les emplois et l’équité viendront avec la croissance économique. La croissance s’accompagnera d’une amélioration de la confiance des entreprises et des investisseurs, qui viendra à son tour une fois que la Tunisie aura réduit ses déficits et maîtrisé la dette et l’inflation.

C’est justement ce qui sous-tend le budget 2018 du gouvernement qui, en plus de renforcer les recettes fiscales, vise à financer les retraites sur une base plus durable, à maintenir les niveaux d’investissements publics et à augmenter les dépenses consacrées aux programmes sociaux.

Le FMI ne préconise pas l’austérité. Nous préconisons des réformes bien conçues, bien appliquées et socialement équilibrées. Nous avons constamment souligné la nécessité de répartir équitablement le fardeau de l’ajustement et de protéger les classes les plus vulnérables de ses effets.

Cela comprend le maintien des subventions sur les produits alimentaires de base; l’augmentation des taxes sur les produits principalement consommés par les plus aisés; le renforcement de la collecte des impôts; la répression de l’évasion fiscale; et la veille sur la réduction des salaires via les départs volontaires et les retraites anticipées, et les licenciements obligatoires », indique le communiqué.

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