Dérisoires politiciens : Intox, récupération, instrumentalisation

Dérisoires politiciens : Intox, récupération, instrumentalisation

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CP : AFP / Sofiene Hamdaoui

C’est dans un nouveau registre que plusieurs politiciens nous servent désormais leurs turpitudes. Se bousculant pour les uns aux portillons de la récupération et pour les autres aux avant-postes de l’avanie, ces politiciens cherchent à faire avaler aux Tunisiens leurs surenchères mensongères sur la situation qui prévaut actuellement dans le pays.

A entendre certains leaders de la gauche radicale ou du populisme démagogue, on croirait qu’ils sont de véritables visionnaires et qu’ils seraient capables de renverser les tendances dans un pays qui cherche simplement à s’en sortir.

En multipliant les accusations non étayées et en versant constamment de l’huile sur le feu, ils cherchent à discréditer le gouvernement par tous les moyens tout en tentant de récupérer à leur profit les véritables mouvements citoyens.

Instrumentalisant les protestations populaires, faisant mine qu’ils sont à l’origine de ces mouvements, certains politiques sont simplement pitoyables et démontrent une nouvelle fois qu’ils n’ont aucun, absolument aucun, sens de l’Etat.

Moncef Marzouki parle d’alternance. Hamma Hammami, pour ne pas changer, de martyrs et de grand soir. Samira Abbou de mafia. Amar Aroussia d’élections anticipées et d’autres encore de futur bain de sang et d’autres menaces plus graves encore.

Dans cette cacophonie où plus personne n’est audible, c’est l’intox, la récupération et l’instrumentalisation qui règnent. Ces voix n’ont pas eu la décence d’être clairement démarquées des casseurs qui veulent imposer leur voyoucratie à l’Etat. Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas entendu venant de leur part, de condamnation claire, nette, précise et sans appel de ces pillages et vandalismes.

Ce silence et les propos fuyants de ces politiciens les disqualifient et devraient exclure certains d’entre eux du jeu démocratique. Tout en sachant qu’ils n’ont pas des saints en face d’eux, nous déplorons que la classe politique soit incapable d’accorder ses violons pour dénoncer de vulgaires casseurs qui s’en prennent à la Tunisie.

Dérisoires politiciens, ils auront raté tous les rendez-vous et leurs fumisteries n’intéressent plus grand monde tant leur jeu de dupes est démasqué.

En cette période de crise, certains comportements de politiciens et parfois d’élus sont absolument scandaleux. Heureusement que le peuple tunisien, par ses réactions à cette agression venant d’ennemis intérieurs aisément identifiables, est en train de donner une leçon de civisme à ces politiciens de pacotille dont les manœuvres cousues de fil blanc sont désormais connues de tous.

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