Trois nuances de Bonbonnière

Avec les Journées théâtrales de Carthage, la fête est revenue au centre-ville de Tunis qui accueille des artistes venus de nombreux pays.

Parmi les découvertes incontournables de nos invités internationaux, le Théâtre municipal de Tunis a toujours constitué une destination de premier plan.

En effet, le style de ce théâtre, son âge, sa beauté en font l’un des monuments les plus en vue de la capitale, un édifice qui rayonne toujours de mille feux.

Familièrement nommé la Bonbonnière, le Théâtre de Tunis a été fondé en novembre 1902 et doit son architecture à Jean-Emile Resplandy, le promoteur du style Art nouveau à Tunis.
Depuis, notre bonne vieille Bonbonnière a connu plusieurs liftings dont le dernier, en profondeur, ne date que de quelques mois.

Pour la petite histoire, le second grand théâtre de l’avenue ouvrira ses portes en mars 1903 et se nomma alors le Politeama Rossini. Il s’agit de l’actuel cinéma Le Palace.

Le Rossini avait été ouvert par les Italiens de Tunis pour contrebalancer l’influence du théâtre français. D’ailleurs, les premières créations théâtrales en langue arabe seront jouées au Rossini.

Auparavant, Tunis a compté plusieurs théâtres dont certains en bois. Citons par exemple le Théâtre Paradiso, l’Arena ou le Théâtre Donchet. Pour l’histoire, le premier théâtre de Tunis se trouvait à la rue Zarkoun et sa fondation remonte à 1854. Il s’agit du Théâtre Carthaginois qui portait aussi le nom de Théâtre Tapia du nom de son propriétaire.

La Tunisie a par ailleurs une longue histoire avec le théâtre comme l’attestent les nombreux théâtres antiques qui remontent à l’époque romaine.

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