Venu d’Alep, Chawket trouve refuge et amour en Tunisie

Venu d’Alep, Chawket trouve refuge et amour en Tunisie

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CP : UNHCR

Arrivé en Tunisie en 2014, et fuyant les combats brutaux dans sa ville natale d’Alep, Chawket Cheikh Mohammed n’a pas vu sa propre famille depuis le début du conflit syrien en 2011.

« C’est très difficile de se marier sans votre famille autour de vous », a-t-il indiqué, lors de la cérémonie de son mariage à Asma, une Tunisienne originaire de Sfax. « Ça fait mal de regarder autour de moi et de ne pas voir mes proches partager ce moment de bonheur. »

Refuge et amour à Sfax

Évoquant son histoire avec sa bien-aimée tunisienne, le Syrien s’est rappelé de ses débuts difficiles en Tunisie, notamment à Sfax. « Elle m’a aidé et soutenu dès le début quand j’étais seul et étranger dans ce pays. Elle m’a fait sentir que j’étais une personne spéciale », a-t-il ajouté à l‘Agence des Nations Unies pour les Réfugiés.

Cette dernière l’a aidé ensuite à s’enregistrer comme étant réfugié, à bénéficier de l’aide humanitaire et de la protection juridique que l’organisation fournit et à obtenir un permis de travail pour pratiquer la menuiserie.

« La résidence temporaire m’aidera à trouver des opportunités de travail, mais surtout elle me facilitera la tâche d’inviter ma famille à venir me voir après six ans », a-t-il expliqué.

Alors que le couple commence sa nouvelle vie, Chawket a trouvé une nouvelle formation professionnelle en tant que pâtissier et rêve d’ouvrir un jour une pâtisserie mêlant à la fois les gourmandises syrienne et tunisiennes, qui « reflètent son propre voyage unique ».

« Etant mariée à une femme comme Asma, je crois que Dieu m’a compensé après toutes les misères que j’ai vécues », a conclu Chawket.

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