Le Quartet reçoit le « Doctorat Honoris Causa » de l’Université Paris-Dauphine

Le Quartet, prix Nobel de la paix en 2015 | CP : RFI

L’Université Paris-Dauphine à Paris décerne le titre de Docteur Honoris Causa au Quartet tunisien Prix Nobel de la Paix 2015.

D’habitude attribué à des personnalités actives dans les domaines de la recherche et de la science, ce titre a été accordé pour la première fois par l’Université à des personnalités politiques.

Une cérémonie sera organisée le 10 novembre prochain à Paris pour remettre cette distinction aux membres du quartet à savoir : l’ancien Bâtonnier de l’ordre national des avocats de Tunisie Mohamed Fadhel Mahfoudh, la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Wided Bouchamaoui, l’ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Abdessattar Ben Moussa et l’ancien Secrétaire général de l’Union générale tunisienne des travailleurs, Houcine Abbassi.

« Le quartet a réussi, grâce à sa feuille de route, de sortir la Tunisie de l’ornière, à un moment où le pays était au bord d’un débordement civil », a déclaré la présidente de l’Université Paris-Dauphine Isabelle Huault à l’agence TAP pour justifier l’attribution de ce titre au quartet.

« Quoi de plus naturel lorsque l’on a des liens aussi forts avec la Tunisie et que l’on investit le champ des « Peace Studies » (les études de la paix) que d’honorer le Prix Nobel de la paix tunisien », a-t-elle dit.

« Paris-Dauphine a une relation longue et ancienne avec la Tunisie. Elle est, historiquement, l’Université de par le monde, qui a formé le plus de docteurs tunisiens en sciences de gestion. C’est à Tunis que Paris-Dauphine a ouvert son premier campus international en 2009, avant Londres en 2014 et Madrid en 2016 ».

Le Quartet du Dialogue national avait reçu, le 9 octobre 2015, le Prix Nobel de la paix au titre de l’année 2015 pour « sa contribution décisive à la construction d’une démocratie pluraliste en Tunisie après la révolution de 2011 », ont souligné les jurés du Nobel.

C’est un hommage à une structure issue de la société civile tunisienne qui a permis de sauver, à l’automne 2013, une transition démocratique qui menaçait d’avorter, deux ans et demi après le fameux « printemps » de 2011, ont-ils déclaré.

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