Affaire du « baiser interdit » : La justice tunisienne donne sa version des faits

Nassim Ouadi | Crédit photo : Leila Haouala

Le ministère public s’est saisi de l’affaire de mœurs impliquant Nassim Ouadi, jeune Franco-algérien et une jeune tunisienne portant la nationalité italienne, a déclaré le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofien Selliti, ce lundi 9 octobre 2017 à l’agence TAP.

Les deux jeunes avaient été interpellés, vendredi dernier, dans une posture indélicate à bord d’un véhicule dans la banlieue nord de Tunis, au niveau de la route touristique de Gammarth, a précisé Selliti.

Dans une intervention sur la chaîne d’Elhiwar Ettounsi, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis et du pôle judiciaire et financier, a affirmé que la femme se trouvait dans une situation embarrassante qu’elle était nue dans la voiture et que le couple était ivre. Il ajoute même que Nassim Ouadi, a jeté son passeport devant l’agent des forces de l’ordre.

Sofien Selliti a, par ailleurs, démenti l’information rapportée par les réseaux sociaux selon laquelle l’infraction commise par les deux jeunes portait sur un échange de baisers, ajoutant que « les suspects ont refusé de montrer leurs pièces d’identité et proféré des propos injurieux envers les agents de police ».

Selon le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, le ministère public a autorisé le placement en garde à vue des deux individus pour atteinte à la pudeur, atteinte aux bonnes mœurs, ébriété sur la voie publique, tapage, refus de se conformer à un ordre et outrage à un fonctionnaire public pendant l’exercice de ses fonctions.

Des peines de 4 et de 3 mois de prison ont été prononcées respectivement contre le jeune homme et la jeune fille impliqués dans cette affaire.

L’avocat des deux suspects, Ghazi Mrabet, a indiqué de son côté, lundi à l’agence TAP avoir fait appel de ce jugement et qu’il entend demander au tribunal de cesser toutes poursuites à leur encontre.

« Le juge en charge de l’affaire a condamné mes clients à des peines d’emprisonnement ferme alors que le dossier de l’affaire est incomplet », a-t-il estimé. Il a ajouté, à ce propos, que l’inspecteur avait refusé aux jeunes l’assistance d’un avocat et la présence d’un traducteur étant donné que l’un deux ne parle pas l’arabe.

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