Qui est Ahmed Hanachi, l’auteur de l’attaque de Marseille ?

A Laayoun, près de Zarzouna, ses proches sont choqués | Crédit photo : AFP

Ahmed Hanachi, l’assaillant de la gare Saint-Charles de Marseille, qui a violemment tué à coups de couteau dimanche 1er octobre deux jeunes femmes, est décrit par ses amis comme un bon vivant.

Ses proches peinent en effet à comprendre ce qui a pu pousser le à l’acte. Selon eux c’est l’acte d’un homme paumé plutôt que radicalisé, d’après un reportage de l’AFP.

Un de ses amis proches précise qu’Ahmed ne lui a jamais parlé de Daech et qu’il ne s’était pas radicalisé et n’avait aucun lien avec l’Etat islamique. Il le connaissait plutôt comme étant quelqu’un qui fume et qui boit et qui est toujours en manque de drogues, de Subutex.

Cet ami ajoute qu’Ahmed n’a jamais volé ou qu’il ait fait des braquages à sa connaissance. Il indique qu’il n’est pas violent.

Son frère l’avait même forcé à se sevrer afin de guérir de sa dépendance à la drogue lorsqu’il était venu en Tunisie l’an dernier. Il est resté une période puis est retourné en France.

Les enquêteurs qui poursuivent leurs investigations auprès de l’entourage d’Ahmed Hanachi à Laayoun, près de Zarzouna dans la région de Bizerte, ont recueilli plusieurs témoignages.

« Peut être qu’il était sous l’effet de la drogue », a déclaré à l’AFP son père, un retraité ayant travaillé comme maître d’hôtel à Vienne en Autriche. Ahmed a passé la majorité de sa vie adulte en Europe, mais quelques amis d’enfance se rappellent d’un fêtard, avec qui ils disent avoir essayé « toutes les drogues » fumées ou injectées, cocaïne, Subutex, etc.

Ses problèmes de drogue ont été confirmés par les parents de son ex-femme. Une italienne dont il était séparé depuis trois ans. Pour son ex-beau-père, cité par La Repubblica, « Il n’a jamais été radicalisé. Il s’en fichait de la religion. Il avait des problèmes de drogue, ça oui ».

« Cette histoire de Daech, pour moi c’est impossible, je ne veux pas l’entendre », a déclaré son père. Les jihadistes « ont menti », assure-t-il. « Nous sommes sous le choc. Cette histoire de Daech, c’est impossible », certifie son frère de 29 ans. Pour son oncle, Ahmed était un « beau gosse », « bon vivant », qui aimait s’habiller bien, mais n’avait « rien à voir » avec l’EI qui a revendiqué le double homicide.

Mais pour une source de sécurité s’exprimant sous couvert de l’anonymat, Ahmed et son frère Anouar seraient néanmoins classés « extrémistes ».

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