Tunisie : Les élections municipales seront-elles reportées ?

Tunisie : Les élections municipales seront-elles reportées ?

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Lors de sa participation à une cérémonie en hommage à des agents du commissariat régional du développement régional de Nabeul partis en retraite, le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) Noureddine Tabboubi a déclaré que la centrale syndicale « comprend la demande du report des élections municipales en raison de la difficulté de l’organiser à la date fixée alors que la loi sur les collectivités locales n’a pas été adoptée et la composition de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections supervisant le scrutin n’a pas été parachevée (ISIE) ».

La loi électorale incomplète

Selon lui, la loi électorale tout comme l’ISIE, sont « incomplètes », et ceci « ouvrira la voie à des recours et des problématiques lors du scrutin ou lors de la proclamation des résultats » ce qui risque de provoquer des tensions politiques et sociales qui auront des répercussions négatives sur la situation générale dans le pays.

« Il n’est pas possible de faire des élections sur la base de l’ancienne loi encore en vigueur alors que la Tunisie est soucieuse de moderniser ses législatives pour être au diapason de la constitution et de l’Etat de droit et des institutions. L’organisation des élections exige des dispositions légales et constitutionnelles pour assurer une saine émulation”, a-t-il ajouté.

Appels au report des élections municipales

Sur le même ton, les représentants de huit partis politiques se sont réunis hier, vendredi 8 septembre 2017,  avec le président de la République, Béji Caïd Essebsi, pour discuter des élections municipales, prévues le 17 décembre 2017.

La délégation était composée de Faouzi Charfi (Al-Massar), Issam Chebbi (Al-Joumhouri) et Abdelaziz Kotti (La Tunisie d’abord), représentant les huit partis politiques signataires d’une déclaration appelant au report des élections municipales.

Issam Chebbi a souligné la nécessité d’adopter le Code des collectivités locales, de combler la vacance au sein du conseil de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) et d’y élire un nouveau président et d’installer les chambres régionales du Tribunal administratif.

Des conditions juridiques, logistiques et techniques non remplies

Issam Chebbi a indiqué que les huit partis signataires de la déclaration de la déclaration commune sont disposés au dialogue avec toutes les parties intervenantes dans l’opération électorale pour fixer un nouvelle date pour les municipales.

Huit partis avaient affirmé, dans une déclaration commune, présentée, mardi dernier, au cours d’une conférence de presse, l’impossibilité de tenir les élections municipales en décembre prochain étant donné que « les conditions juridiques, logistiques et techniques ne sont pas encore remplies ».

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