Le Basel Institute on Governance confirme : Risques élevés de blanchiment d’argent en Tunisie

Dans un rapport publié le 16 août, le Basel Institute on Governance a indiqué que plusieurs pays présentent une détérioration dans le classement de perception de la corruption, basé sur les évaluations de Freedom House et les indicateurs du FEM.

« La Jamaïque, la Tunisie, la Hongrie, le Trinité-et-Tobago ont enregistré une note de risque plus élevée cette année en raison de la nouvelle méthodologie d’évaluation adoptée par le Groupe d’action financière (GAFI).  […] Ces pays ont considérablement augmenté leurs scores de risques de blanchiment d’argent », indique le rapport.

Ceci vient confirmer le rapport sur l’évaluation nationale des risques « de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme » , dont un résumé a été publié par la Banque Centrale de Tunisie au début du mois.

Le document indique que le niveau des risques en Tunisie est « relativement élevé » , pour une liste de menaces, dont les plus importants sont la corruption, l’évasion fiscale et douanière et les crimes cybernétiques à l’instar du piratage des comptes financiers et des cartes bancaires, dont les recettes financières « représentent des plus hauts risques « de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

Ce rapport,commandé par la présidence du gouvernement en 2014 et réalisé par la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF), en collaboration avec les deux ministères de l’Intérieur et de la Défense, précise que le paiement en dinar et en devises, les associations et les sociétés de commerce internationale non résidente, le secteur foncier et le secteur d’or constituent autant de mécanismes et de secteurs à haut risques qui peuvent, être utilisés dans les crimes de blanchiment de capitaux et de financement de terrorisme.

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