Paiement des dettes des Libyens auprès des cliniques tunisiennes : Ça bloque toujours !

Le problème du paiement des dettes des Libyens auprès des cliniques tunisiennes est-il en voie d’être résolu ? Selon la directrice générale de la santé, Nabiha Borsali Falfoul, une délégation libyenne, accompagnée du délégué général de la santé en Libye a fait le déplacement en Tunisie il y a environ deux mois afin de trouver des solutions à ce problème.

D’après Nabiha Borsali Falfoul, la délégation libyenne aurait promis de régler l’ardoise des patients libyens mais a exigé, avant cela, de vérifier toutes les factures et veut effectuer un audit car elle soupçonne, dans certains cas, des factures en double ou qui contiennent des données qui manquent de précision.

La directrice générale de la santé affirme que « le ministère de la Santé est prêt à lancer un audit sachant que la délégation libyenne n’accuse en aucun cas les cliniques.

On estime les dettes des libyens auprès des cliniques tunisiennes à 200 MD. Certaines cliniques attendent le remboursement d’environ 35 MD. Les dettes se sont accumulées depuis la révolution car les hôpitaux et les cliniques ont ouvert leurs portes aux blessés et aux malades libyens à l’époque.

En marge d’une réunion ou les deux parties se sont retrouvées avec la chambre syndicale des cliniques privées et le syndicat des médecins il aurait été décidé de « ne pas attendre les résultats de l’expertise, une partie de l’argent (100 MD) devant être déposée à la pharmacie centrale.

Cet argent a été versé mais il n’a pas été débloqué. La somme est encore à la disposition de l’ambassade libyenne en Tunisie. L’ambassade est en train d’attendre les premiers rapports de l’expertise…

« Avant d’accuser les cliniques je dois avoir des faits précis. Je ne peux pas accuser les cliniques de gonfler les factures sans preuves. Toute une équipe est en train de vérifier les factures et la valeur exacte des prestations. Les prix dans les cliniques varient et nous n’allons pas tolérer les dépassements », a notamment fait savoir Nabiha Borsali Falfoul.

En février 2012, la Libye avait promis que les dettes seraient remboursées progressivement, mais cette promesse a été rompue. A cette époque, les dettes s’élevaient à 60 MD… En un peu plus de 2 ans, elles ont quasiment doublé et concernent une cinquantaine de cliniques.

S.C.

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