Le Qatar, Belhaj et Ghannouchi accusés par Sky News Arabia d’avoir assassiné...

Le Qatar, Belhaj et Ghannouchi accusés par Sky News Arabia d’avoir assassiné Belaid !

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Sky News Arabia a accusé, dans son journal d’information, le Qatar, le Libyen Abdelhakim Belhaj et Rached Ghannouchi  d’être à l’origine de l’assassinat du martyr Chokri Belaid, et ce en se basant sur des documents et des informations de renseignement datant de 2014.

La décision d’assassiner Chokri Belaid aurait été prise, selon Sky News Arabia, juste après ses déclarations affirmant que des parties suspectes étaient entrées sur le territoire tunisien et algérien à bord de voitures qataries, a-t-on également indiqué.

Toujours selon Sky News Arabia, Belaid détenait des informations sur l’implication du Qatar dans l’opération terroriste survenue à Ain Amenas en Algérie.

Abdelhakim Belhaj

« L’objectif principal du Qatar durant cette période était de déstabiliser l’Algérie et de mettre la main sur les pays du Maghreb » a-t-on expliqué. Le média assure que le Qatar est parvenu à contrôler les troupes armées libyennes via le soutien d’Abdelhakim Belhaj.

Toujours selon les informations de Sky News Arabia, « les aveux du terroriste libyen Abu Anas al-Liby, capturé par les Américains, indiquent qu’Abdelhakim Belhaj est impliqué dans des opérations terroristes et des assassinats politiques en Tunisie et ce en coordination avec le président d’Ennahdha Rached Ghannouchi, le tout avec l’approbation des Qataris ».

Le média assure que les mêmes terroristes qui ont mené l’attaque terroriste à Ain Amenas, ont assassiné Chokri Belaid, il s’agit de Katibat Ennawassi.

Abdelhakim Belhadj s’était invité, en octobre 2013, dans l’actualité tunisienne, lorsqu’il fut présenté par Taïeb Laâguli, dans le cadre des investigations menées par l’Initiative pour la Recherche de la Vérité sur l’Assassinat de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi (IRVA), comme étant un ancien compagnon de route d’Abou Iyadh, mais aussi, un des principaux acteurs dans le meurtre de Chokri Belaïd. Laâguilli avait, également, accusé des dirigeants d’Ennahdha d’avoir des liens avec Belhadj, et d’avoir couvert ses venues clandestines en Tunisie.

Belhadj est soupçonné, par ailleurs, d’avoir entrainé et envoyé des djihadistes tunisiens en Syrie. En décembre 2012, il a été hospitalisé dans une clinique de la capitale où il aurait reçu, notamment, la visite du chef du gouvernement de l’époque, Hamadi Jebali.

Récemment, une source proche du Chef du gouvernement citée par l’agence AFP, a affirmé que Chahed planifiait depuis 4 mois l’arrestation de Chafik Jarraya. La rencontre de ce dernier avec l’ex-gouverneur militaire de Tripoli Abdelhakim Belhadj, le 18 mai 2017, à Genève a accéléré ce plan d’arrestation.

« Cette affaire touche à la contrebande et à la sécurité nationale, avec de fortes suspicions de trafic d’armes. Nous sommes dans une logique de guerre totale contre la corruption, et ce n’est qu’un début. », avait indiqué la même source.

Rappelons qu’au début du mois l’ex-présidente de la commission d’enquête parlementaire sur les réseaux d’envoi des jeunes vers les zones de conflit, Leila Chettaoui, avait indiqué que lors de l’audition de terroristes de retour des zones de conflits, le nom du responsable libyen Abdelhakim Belhaj, avait été cité à plusieurs reprises. Chettaoui avait déclaré que Belhaj serait responsable des camps d’entrainement en Libye et de l’envoi des terroristes en Syrie, comme l’indiquent les rapports.

Quoique la justice n’ait pas encore prononcé son dernier mot, Salah, père du martyr Chokri Belaid, n’a pas manqué de montrer du doigt le parti Ennahdha comment étant, en dernière analyse, le responsable du meurtre de son fils.  “Nous sommes persuadés que ce parti est directement impliqué dans l’assassinat de mon fils, à travers le discours de haine adopté par nombre de ses dirigeants contre Chokri Belaid” a-t-il déclaré avant de conclure que « tôt ou tard la vérité sera dévoilée, la justice suivra son cours et toutes les parties impliquées seront jugées”. a-t-il déclaré.

En octobre 2016, le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, de reporter, sine die, l’examen de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd. Lors de l’audience, le collectif de défense avait demandé le transfert du dossier de l’affaire à un autre juge pour garantir les attributs d’un procès équitable.

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