Tunisie : La vague d’arrestation des « mafieux » n’est que le début d’un tsunami

Les quatre arrestations d’hommes d’affaires et responsables soupçonnés de corruption continuent de faire couler de l’encre. Un coup de poker qui a fait du Chef du gouvernement un héro aux yeux des Tunisiens qui attendaient un signe d’une vraie volonté de lutte anti-corruption, de la part des différents gouvernements qui se sont succédés.

Youssef Chahed n’a jamais été aussi soutenu

Sur les réseaux sociaux, les internautes sont toujours perplexes s’il s’agit du début d’une guerre contre la corruption ou d’une simple poudre aux yeux.

Mais ce qui est certain c’est qu’une décision de cette importance n’est pas passée inaperçue. D’ailleurs, elle a été chaleureusement saluée par les Tunisiens, du simple citoyen, à la société civile en passant par les partis politiques (jusque là Afek Tounes).

Les réactions sur les réseaux sociaux en sont la preuve : on remarque clairement que le Chef du gouvernement a réussi, à travers ce coup de filet, à permuter l’opinion publique tunisienne à son égard et à devenir, aux yeux des Tunisiens, la personnalité qui pourrait relancer les roues de la justice transitionnelle empoussiérée.

Comment est-ce que l’opération a été préparée ?

Mijotée depuis des semaines ou résultante de la tension vécue au sud du pays, l’affaire est encore hypothétique.

Selon Jeune Afrique, l’opération a été préparée dans le plus grand secret, « avec l’appui d’un groupe composé de représentants de toutes les forces de l’ordre qui dépend du Conseil de sécurité nationale ».

Citant des sources proches du dossier, le journal ajoute que « cette vague d’arrestations n’est que la première et un tsunami risque de s’abattre sur l’économie parallèle dans les jours qui viennent ».

Quatre personnes suspectées de corruption

Jusqu’ici quatre arrestations ont eu lieu dans le coup de filet anticorruption effectué par le gouvernement.

Après les hommes d’affaires Chafik Jarraya, Yassine Chennoufi et Nejib Ben Ismaïl, le douanier Ridha Ayari a été arrêté ce mardi 23 mai « en vertu de l’état d’urgence », en vigueur dans le pays depuis novembre 2015, a déclaré ce mercredi 24 mai à l’AFP un haut responsable sous couvert d’anonymat.

Les quatre personnes ont été arrêtées pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « corruption », a indiqué ce responsable. « Ils sont impliqués dans des affaires de corruption et soupçonnés de complot contre la sûreté de l’Etat par leur incitation et le financement présumé de mouvements de protestation à El-Kamour et dans d’autres régions », selon lui.

Vraie ou fausse guerre contre la corruption, la suite nous le dira…

I.B.

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