Critiquée pour avoir rejoint Cheikha Mozah à Silatech, Amira Yahyaoui réplique

Critiquée pour avoir rejoint Cheikha Mozah à Silatech, Amira Yahyaoui réplique

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Amira Yahyaoui (crédit photo : Wassim Ghozlani)

La fondatrice de l’ONG Al Bawsala fait face, depuis quelques jours, à une vague de critiques et de « cyber-attaques » facebookiennes pour avoir rejoint le conseil administratif de Silatech, ONG qatarie à vocation économique et sociale fondée par Cheikha Mozah.

Amira Yahyaoui a tenu à annoncer qu’elle n’est pas payée au sein de cet organisme, qui est un des plus grands partenaires en Tunisie de création d’emploi chez les jeunes. « Mon rôle est de veiller à ce que ça soit au mieux pour la Tunisie », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

« Donc on parle ici de réels millions de dollars qui sont donnés pour ces milliers de Tunisiens qui n’ont pas accès aux bourses fullbright et autres pour me donner des leçons. Et j’ai choisi mon camp. Eux, contre une « belle image ». Silatech c’est aussi plusieurs millions à Enda Inetrarabe pour des micro-crédits à des familles tunisiennes souvent vivant dans l’extrême pauvreté et encore une fois j’ai choisi mon camps. Eux, contre la jolie image facebook.

Je pense qu’il suffit de sortir un peu de sa bulle pour se prendre la claque que la bien pensante est bien, et heureusement qu’elle existe mais qu’aujourd’hui en Tunisie des dizaines de milliers de Tunisiens crèvent la dalle. Que c’est là le vrai état d’urgence et que c’est là que tous devons devenir des soldats, malgré les critiques, c’est franchement rien par rapport à tous ces jeunes qui finiront par avoir un emploi. D’où ma très grande difficulté à être même vexée par les insultes. C’est moche, on en devient presque insensible vu l’enjeu », a expliqué Amira.

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