La Tunisie est-elle encore une terre d’accueil pour les étudiants subsahariens ?

La Tunisie est-elle encore une terre d’accueil pour les étudiants subsahariens ?

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Arnaque, racisme, harcèlement… C’est le quotidien des étudiants subsahariens dans la Tunisie post-Révolution.

A l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage en Tunisie, L’Association tunisienne de soutien des Minorités (ATSM) a organisé une rencontre intitulée « Tunisie terre d’accueil ».

Plusieurs étudiants subsahariens ont pris part à ce rendez-vous et ont partagé les difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement en tant qu’étudiants étrangers en Tunisie, soulignant que leur situation a considérablement changé après 2011.

Le premier intervenant, M. Rachid Solyman a noté que le nombre des étudiants a diminué jusqu’à 6000, alors qu’il était de 12.000 étudiants avant la chute du régime Ben Ali, ajoutant que la cohabitation avec des étudiants tunisiens est devenue difficile et compliquée vu les stéréotypes que certains portent sur les étudiants de l’Afrique subsaharienne.

Les problèmes administratifs font également partie des soucis de ces étudiants. M. Solayman a fait savoir que les autorités chargées d’octroyer le visa appliquent des textes de loi qui manquent de clarté et qui font l’objet de plusieurs interprétations par les autorités au détriment des étudiants.

Il a aussi attiré l’attention sur la banalisation des attaques auxquelles sont exposées les étudiants et qui passent sous silence et en toute impunité.

Le représentant des étudiants étrangers togolais, M. David a partagé le même avis soulignant que dès l’arrivée à l’aéroport, les étudiants subsahariens passent trois heures auprès des autorités afin d’obtenir un visa de 7 jours.

 

Il a souligné que les étudiants étrangers sont exposés à des traitements quotidiens racistes et que les chauffeurs de taxis les traitent avec mépris et il arrive même qu’ils font l’objet d’une arnaque.

Même chose pour les propriétaires des immeubles que les étudiants louent, qui traitent ces derniers d’une manière peu claire et différente des autres résidents tunisiens. Par exemple, il arrive que ces étudiants payent des factures élevées par rapport au montant ordinaire des factures.

La troisième intervenante a mis le point sur le harcèlement moral des filles de l’Afrique subsaharienne.

IB

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