Youssef Chahed : « On ne peut parler de Printemps Arabe qu’en Tunisie »

chahed

Youssef Chahed a pris part au Forum économique mondial de Davos en Suisse, avec des décideurs, des chefs d’Etats et de gouvernements, des chefs d’entreprises et des experts du monde entier. il a été interviewé par la chaîne britannique BBC, concernant trois thèmes ; les relations de la Tunisie avec l’Occident, le terrorisme et la séparation entre l’Etat et la religion.

La Tunisie et l’occident

« Pensez-vous que les aides, les prêts et l’assistance offerts par les Etats-Unis durant toutes ces années, sous Barack Obama, continueront sous Donald Trump ? », c’est comme ça que la journaliste de la BBC a évoqué les relations tuniso-américaines à quelques heures de l’investiture de nouveau président des Etats-Unis. Youssef Chahed a assuré que ces relations ne changeront guère, vu qu’elles sont historiques, vieilles de plus de 100 ans.

« Ce qui est important c’est que la Tunisie est aujourd’hui une jeune démocratie, donc nous partageons les mêmes valeurs avec l’Europe et l’occident en général. C’est pour cette raison que les pays européens et les Etats-Unis doivent être plus impliqués en Tunisie parce qu’on défend tous la démocratie », a expliqué Chahed.

Le terrorisme, une menace globale

Sur la question du terrorisme, Youssef Chahed a indiqué qu’aujourd’hui les attentats terroristes peuvent avoir lieu partout dans le monde et de ce fait la Tunisie n’est pas moins « sûre » que d’autres pays.

Le terrorisme est selon lui une menace globale qui devra être traitée via la coopération entre les différents pays, notamment entre la Tunisie et l’Europe. « Aujourd’hui, et plus que jamais, nous devons coopérer et développer notre collaboration pour combattre le terrorisme », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la sécurité en Tunisie et les répercussions de l’attentat terroriste de Sousse, le chef du gouvernement a fait savoir que la sécurité en Tunisie a bien évolué depuis 2015, rappelant que le budget consacré aux ministères de l’Intérieur et de la Défense a été presque doublé et que les forces sécuritaires et militaires sont plus prêtes et plus aptes à lutter contre ce fléau.

Concernant l’attentat de Berlin, dont l’auteur est le tunisien (Anis Amri), Youssef Chahed a souligné que ce dernier a été radicalisé en dehors de la Tunisie, dans les prisons italiennes. « Quand il a quitté la Tunisie, il n’était pas impliqué dans des affaires de terrorisme. Donc il s’agit là d’un problème global, et non d’un problème tunisien et c’est pour cette raison qu’on doit renforcer notre collaboration aujourd’hui ».

La Tunisie et la séparation entre l’Etat et la religion

Concernant les déclarations du président du parti Ennahdha quant à la séparation entre la religion et la politique, et l’exemple que pourrait représenter la Tunisie dans ce contexte pour les pays de la région, Chahed a souligné que seule la Tunisie reste de ce qu’on a appelé le Printemps arabe. « Nous représentons la seule expérience qui a réussi sa transition démocratique.

Nous avons réussi le volet politique, et maintenant nous devons renforcer cette expérience en réussissant le volet économique et social. C’est un long chemin, tout un processus », a-t-il conclu.

Commentaires:

Commentez...