Comment la Tunisie a refusé l’expulsion sur son territoire d’Anis Amri !

Comment la Tunisie a refusé l’expulsion sur son territoire d’Anis Amri !

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Plusieurs médias allemands et français, dont l’Express, disposent de nouvelles infos sur Anis Amri, le Tunisien recherché dans l’attaque de Berlin et activement recherché par la police allemande. Après l’attaque au camion-bélier sur un marché de Noël de Berlin, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), un avis de recherche européen a été émis contre lui.

anis-amri-3Une pièce d’identité a été retrouvée dans un portefeuille sous le siège du camion. Il s’agit d’un document remis à un migrant dont la demande d’asile a été rejetée sans pour autant qu’il puisse être expulsé. Il a été délivré en avril 2016 dans le district de Clèves, près de la frontière néerlandaise, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Soupçonné de préparer un attentat

« Il y a un nouveau suspect, on le recherche », a déclaré à la presse à Berlin le ministre allemand de l’Intérieur Thomas de Maizière, à la mi-journée. Il a ajouté qu' »un avis de recherche a été émis à minuit pour l’Allemagne mais aussi pour l’espace Schengen c’est-à-dire en Europe ».

L’homme était soupçonné, avant l’attaque de Berlin, de préparer un attentat, a ajouté le ministre. « Il s’agit d’un individu classé dangereux, que les services de sécurité connaissaient et qui appartenait à la scène islamiste-salafiste », a ajouté le député Stephan Mayer, présent au côté du ministre, spécialiste des questions de sécurité.

Ahmed Z., Mohamed H.

anis-amri-2Selon le Süddeutsche Zeitung, l’homme recherché est arrivé en Italie en 2012, et est arrivé en Allemagne en juillet 2015. Il se serait fait connaître sous plusieurs identités. A Berlin, il se faisait appeler Ahmed Z. et se présentait parfois aussi comme Mohamed H, de nationalité égyptienne.

D’après des informations de Bild et de la Allgemeine Zeitung. Il faisait déjà l’objet d’une enquête pour soupçon de préparation d’attentat. Considéré comme dangereux, il est soupçonné de liens avec le groupe Etat islamique (EI), selon le Spiegel. L’EI a revendiqué mardi soir l’attentat de Berlin.

La Tunisie refuse son expulsion sur son territoire

Le suspect devait être reconduit à la frontière, après le rejet, en juin dernier, de sa demande d’asile, mais « la Tunisie a d’abord nié que l’homme était tunisien », selon Thomas de Maiziere, et donc refusé toute expulsion sur son territoire. Tunis n’a reconnu sa nationalité que tout récemment.

Les médias allemands indiquent qu’il fréquentait un islamiste radical, Ahmad Abdulaziz Abdullah, un Irakien connu sous le nom d’Abu Walaa, arrêté le mois dernier pour son rôle dans le recrutement de combattants pour l’EI.

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Traces d’ADN

La police a indiqué examiner plus de 500 indices, parmi lesquels des traces ADN retrouvées dans le camion, des images de vidéo-surveillance et des témoignages divers. Selon la chaîne RBB, l’homme pourrait être blessé. La police aurait fouillé tous les hôpitaux de la région dans le cadre de cette chasse à l’homme.

Selon un média local allemand, environ 150 policiers ont perquisitionné dans l’après-midi un foyer de réfugiés dans la localité d’Emmerich, dans l’ouest du pays, où le Tunisien a séjourné dans le passé.

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