Agée de 13 ans seulement, la justice et ses parents la marient à son violeur

violAu Kef, une affaire fait actuellement couler beaucoup d’encre. Il s’agit du mariage d’une jeune fille, âgée de 13 ans, avec son violeur, et ce sur décision de justice.

La jeune fille a, en effet, dû épouser l’homme qui l’a violée après la décision du tribunal et surtout l’accord de ses parents.

Le violeur, « fraîchement » marié avec sa victime mineure, échappe ainsi à la justice, selon la loi. Il s’agit de l’Article 227 bis du code pénal, qui permet à tout violeur d’éviter la prison s’il épouse sa victime.

« Le mariage du coupable avec la victime arrête les poursuites »

Selon cet Article, « Est puni d’emprisonnement pendant six ans, celui qui fait subir sans violences, l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de quinze ans accomplis. La peine est de cinq ans d’emprisonnement si l’âge de la victime est supérieur à quinze ans et inférieur à vingt ans accomplis. La tentative est punissable.

Le mariage du coupable avec la victime dans les deux cas prévus par le présent article arrête les poursuites ou les effets de la condamnation. La poursuite ou les effets de la condamnation seront repris si, avant l’expiration de deux ans à dater de la consommation du mariage, ce dernier prend fin par le divorce prononcé à la demande du mari, conformément à l’article 31, 3 du Code du Statut Personnel ».

« Épouse ton violeur ! »

Cette affaire n’est pas sans nous rappeler deux autres affaires récentes. D’abord celle d’une jeune fille, victime de viols à répétition et d’inceste, venue témoigner en octobre dernier, à l’émission télévisée « Andi ma nkollek ».

L’animateur Alaa Chebbi lui répétera alors qu’elle est coupable et que c’est aussi de sa faute et lui suggèrera d’épouser son violeur comme solution.

Les fiançailles d’une fillette de 12 ans

Une autre affaire a éclaté au grand jour en septembre dernier à Gafsa avec la publication d’un album photo sur les réseaux sociaux montrant une fillette âgée de 12 ans se préparant pour célébrer ses fiançailles.

Une affaire qui avait coûté sa place au commissaire régional de protection de l’enfant, chargé par le ministère de la Femme et de l’Enfant de prendre en charge ce dossier. Mais ledit commissaire avait approuvé cette union.

La loi est du côté du violeur !!!

Au Kef, la déléguée régionale à la protection de l’enfance est également intervenue en s’opposant à ce mariage, mais la loi est du côté du violeur, en attendant sa remise en question.

Un projet de loi annulant purement et simplement ce genre de pratique attend d’ailleurs d’être débattu à l’ARP.

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