Tunisie : Elle écope de 4 ans de prison pour avoir défiguré un enfant de 4 ans

enfant

L’employée du jardin d’enfants situé à Jebel Jelloud, ayant brûlé le visage d’un enfant et conduit à sa défiguration, a écopé d’une peine de quatre ans de prison.

Dans une déclaration accordée à la TAP, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis 2 a annoncé que le jardin d’enfants en question a été fermé et que son propriétaire a été également condamné à huit mois de prison.

Le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance avait annoncé plus tôt dans la journée que le gouverneur de Tunis a ordonné la fermeture immédiate du jardin d’enfants.

A noter que ce jardin d’enfants a été le sujet de trois décisions de fermetures qui n’ont jamais été exécutées, selon Bahia Ben Chouaya, membre de la chambre régionale des jardins d’enfants et des crèches.

Jusqu’à quand devrait-on tolérer ces dépassements ?

Il ne s’agit certes pas d’une première. Des dizaines, pour ne pas dire centaines, d’enfants ont été victimes des jardins d’enfants anarchiques.

Agressions sexuelles, maltraitance et même décès, le phénomène des jardins d’enfants anarchiques ronge notre société et se nourrit du sang des familles démunies, qui n’ont pas assez de moyens pour confier les enfants à des crèches et jardins d’enfants « qualifiés ».

L’année dernière, plus de 1100 jardins d’enfants anarchiques ont été répertoriés, dont 800 ont été fermés. Une liste de jardins d’enfants illégaux a été publiée sur le site web du ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance.

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