Intenable et anachronique ! 46% du budget de l’Etat pour les salaires dans la fonction publique

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et, la situation résulte de plusieurs facteurs conjugués qui mettent en péril la pérennité de l’Etat tunisien.

Le jeu malsain des connivences

budget-2017En effet, avant 2011, la fonction publique était déjà pléthorique, regorgeant d’oisifs et de planqués à tous les étages. Le jeu malsain des connivences et des primes à la fidélité politique avait gonflé les effectifs dans une spirale sans fin.

Après 2011, les pressions syndicales et les augmentations salariales ont encore plus donné de volume à l’enveloppe salariale du secteur public. Dans la foulée, la Troika au pouvoir avait opéré une campagne de recrutement au bénéfice de ses partisans aussi bien pour infiltrer l’administration que pour prendre une part durable de butin.

Les mêmes acteurs avaient d’ailleurs, au détriment du budget de l’Etat, compensé leurs militants en leur accordant des milliards de dinars en contrepartie des sévices qu’ils auraient subi.

Des démarches féodales et clientélistes

Cette façon féodale et clientéliste d’aborder le budget public a entrainé la Tunisie dans une crise de plus en plus complexe avec une masse salariale qui atteint pour la fonction publique 14% du PIB et 46% du budget global de l’Etat.

La situation financière de notre pays en est à ce point avec des menaces sur les grands équilibres et des réticences de plus en plus affirmées des grands argentiers à contribuer à résorber ces déficits accumulés.

Poussé dans ses derniers retranchements, le gouvernement doit se résoudre à agir, vient d’annoncer le gel des recrutements dans la fonction publique et promet d’autres mesures dans les prochaines semaines.

H.B.

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