Bouffe, bouffe, bouffe !

ojjaTunis Hebdo | Les Tunisiens dans leur ensemble, ont un rapport pathologique avec la nourriture, entendez qu’ils sont boulimiques et leur conduite alimentaire frise carrément la caricature. Les explications d’un tel comportement, il y en a à foison. Psychologues et sociologues peuvent s’en donner à cœur joie et ce n’est pas le quotidien des Tunisiens qui va les contredire.

Le Tunisien est donc malade et se soigne en s’empiffrant à tous les moments de la journée. Après la prière de l’aube, avant d’aller au boulot, en allant au boulot, peu après arrivé au boulot, à midi, avant de sortir du boulot, en sortant du boulot, en rentrant chez lui et bien évidemment chez lui où il passe la soirée et le plus clair de la nuit à grignoter n’importe quoi, n’importe comment.

Bien évidemment, comme il a tous les problèmes de la vie sur le dos, qu’il se bat contre le stress du quotidien, le coût de la vie, les soubresauts de la vie conjugale, les gosses et leur tracas, la famille et ses aléas et moult autres inextricables casse-tête, le Tunisien sombre dans la bouffe comme on sombre dans l’alcool, il devient «toxico» là où d’autres se disjonctent. En fait, vaut mieux avaler de la nourriture que se suicider ou perpétrer un crime, ou braquer son prochain ou encore s’adonner à des actes de violence.

Le Tunisien bouffe comme un demeuré, c’est à se demander où finissent toutes les denrées dont il se gave. Il doit évacuer assez souvent dans la journée, de monstrueux kilos (excusez la scatologie) dans les toilettes. Ça devrait donner des idées à l’ONAS pour qu’elle perçoive les contributions des citoyens à la pesée, sûr que pas mal se ruineront en factures d’assainissement.

En attendant, le Tunisien bouffe et presque jamais chez lui : le matin, c’est le rituel du crème direct et de la viennoiserie presqu’en concomitance avec un plat tunisien double-œuf (l’été) et un bol de lablabi spécial (l’hiver). A dix heures, c’est un bon kaftagi «maksous».

A midi, cela va du menu, «entrée, plat, dessert, à la ojja merguez, spaghettis boulettes et autres quart de poulet. A quinze heures, c’est un panini, un chapati ou un sandwiche tout court. Le soir, si ce n’est pas le restaurant, c’est la ruée vers les pizzas, les lasagnes et autres grillades de bord de route.

Le Tunisien bouffe… les gargotes, les restaurants, les fast-food, les épiceries fines et tout ce qui peut servir de la bouffe ne désemplissent jamais 24 heures sur 24 heures.

Et ce n’est aucunement suffisant, c’est complété par des marchands ambulants en tout genre et à chaque coin de rue : marchands de sandwiches à l’œuf et à l’harissa, marchands de figues de barbarie, de pain tabouna et de fromage, de merguez, de breuvages à base de fenugrec, de biscuits au pain rassis et l’on en passe.
Moralité : heureusement qu’il y a la bouffe sinon qu’est-ce qui serait advenu de ce peuple ?

IBH

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