Légendes goulettoises : le docteur Albert Lelouch, médecin des pauvres

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« La Goulette, c’est le centre du monde! » Michel Boujenah ne croyait pas si bien dire car pour les Goulettois, son affirmation sonne vrai et ressemble à un quotidien de fraternité.

La Goulette, un port ouvert sur le monde

Où qu’ils soient, les Goulettois ont gardé le contact avec ce village de tous les horizons qui fut leur lieu de naissance, leur résidence permanente ou encore une villégiature estivale des plus appréciées.
De Nouvelle-Zélande ou du Chili, on revient toujours à la Goulette et, parfois, on prend plaisir à évoquer les personnages bien réels qui ont forgé la légende d’une ville pas comme les autres.

Un homme de coeur dans la mémoire goulettoise

Ainsi, beaucoup de Goulettois se souviennent-ils du fameux docteur Albert Lelouch. Généraliste de son état, ce médecin se rendait à vélo là où les urgences l’appelaient et n’hésitait jamais à visiter un patient, surtout lorsqu’il le savait démuni.
Le docteur Lelouch, raconte-t-on à la Goulette n’acceptait pas d’argent des plus pauvres et respectait son serment de générosité et de disponibilité à la lettre. Il faisait tout ce qu’on attendait de lui sans contrepartie et, les vendredis, il recevait à son cabinet de l’avenue Roosevelt tous ceux qui s’y présentaient.
Homme de coeur, il se souciait d’abord de son prochain et avait pour cela trouvé son chemin vers le coeur des Goulettois de toutes confessions.

Nostalgies goulettoises, Alfred et Cacciola

Aujourd’hui encore, on parle de lui avec émotion à la Goulette tout en évoquant les Taieb, les Bismuth ou les Sebag, tout en naviguant entre Bichi, Jetée et Café vert, tout en attendant le derby entre l’Etoile et l’Olympique, tout en rêvant de la procession de Sidi Cherif et celle de la Madone, tout en faisant le va-et-vient de la Goulette jusqu’au Kram en passant par Alfred et la Cacciola, par le Rex et le Vog, par le Vénus et Monte Carlo, par toutes les fleurs de nostalgie  qui font que longtemps après, on continue à regarder la Goulette avec nos yeux des sixties…

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