Saïd Aïdi, le Petit Poucet…

said-aidiTunis Hebdo | En cette fin de règne du gouvernement Essid, certains ministres baignent dans une atmosphère des plus kafkaïennes. Le cas de Saïd Aïdi, à ce propos, frise le pathétique.

Durant son audition par l’ARP le 29 juillet 2016, le ministre de la Santé, a déclaré, ni plus, ni moins, que le document sur lequel il avait écrit une liste de mesures concernant le scandale des stents périmés avait été égaré par son administration.

C’est la bourde la plus monumentale depuis que la Troïka a quitté le pouvoir. C’est aussi la preuve que le pauvre Aïdi a été carrément laminé par les vents contraires d’un département qui le dépasse totalement.

Nous ne reviendrons pas sur cette affaire de stents, nous ne chercherons pas, non plus à diaboliser ou angéliser Saïd Aïdi, ni à en faire un bourreau ou une victime.

Cette histoire de document perdu, est un peu à l’image du Petit Poucet qui a du mal à baliser son parcours.

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que le ministre de la Santé, s’est retrouvé dès son intronisation dans une situation imparable, pris en tenaille par les mafias des hôpitaux, les lobbyings des médecins, des cliniques et des laboratoires pharmaceutiques.

Et comme cela ne suffisait pas, les hommes restés fidèles à son prédécesseur, acoquinés avec l’UGTT, ont usé de toutes les violences pour le mettre au pied du mur.

Est-il lui-même impliqué dans les manigances des uns et des autres ? A-t-il été crédule jusqu’à tomber dans le piège de ces lobbies ? S’est-il pris, par extrême ingénuité, pour un Don Quichotte ?

Nul ne saura pourquoi cet homme a pataugé dans les déboires jusqu’à s’enliser dans le ridicule.

I.B.H

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