L’économie tunisienne tiraillée entre justice transitionnelle et réconciliation

IVD

Un rapport élaboré par l’ONG International Crisis Group (ICG) a été publié hier, mardi 3 mai 2016, traitant du processus de la justice transitionnelle et la lutte contre la corruption en Tunisie.

Selon l’ICG, les tensions politiques entre défenseurs et adversaires du processus de la justice transitionnelle en Tunisie, en particulier de son application dans le domaine économique, retardent la mise en place des politiques publiques à même de dynamiser l’économie et de combattre la corruption.

Le communiqué revient également sur les « confrontations » qui ont lieu entre l’Instance Vérité et Dignité et les partis au pouvoir, lorsque le président Béji Caïed Essebsi a proposé le projet de loi de réconciliation économique réduisant les prérogatives de l’instance. Des concessions sont indispensables des deux côtés, selon l’ICG. Des confrontations qui bloquent la relance économique en Tunisie.

« Pour permettre le redémarrage de l’économie, les opérateurs économiques doivent pouvoir se libérer des mesures de « justice révolutionnaire » dont ils se disent victimes depuis plusieurs années, et les agents de l’Etat accusés de malversations sous l’ancien régime doivent pouvoir régulariser leur situation.

En échange, la coalition gouvernementale et la présidence de la République doivent faciliter la collaboration des institutions publiques avec l’IVD et encourager la médiatisation de ses activités, notamment de ses auditions publiques.

Parallèlement, des mesures de lutte contre le clientélisme, le népotisme et la corruption doivent être pensées et rapidement mises en œuvre. Le dialogue entre les régions, notamment entre les entrepreneurs des zones frontalières, du Sahel (partie nord de la côte orientale) et de la capitale, doit être favorisé, et de nouveaux mécanismes de transparence élaborés sur les appels d’offres publics. », peut-on lire dans le communiqué.

A.K.

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