Un monde bipolaire

Tribune | Par Docteur Bouguira Lilia

Nous adorons tous nous cantonner derrière des barricades de grands mots et de piètre légitimité.

Hier encore, nous dégagions le dictateur enflant nos débats de francs jugements et de nobles décisions.

Hier encore, nous nous gargarisions de valeurs nouvelles et de belle liberté.

Hier encore, nous appelions à la vérité, à la dignité et à la démocratie sans partage.

Hier encore, nous refusions de tronquer nos rêves et nos exaltations.

Hier encore, nous éructions les bienfaits de notre libération.

Hier encore, nous partagions un unique et seul amour.

Celui de la nation.

Un monde bipolaire.

Déjà, des milliers de singes déferlent telle une crue de bave haineuse et de lie monstrueuse.

Déjà, des langues fourbes, vénéneuses confisquent la voix des sans abris.

Déjà, des appels à la vindicte pincent le quotidien.

Déjà, de duels sans équité sont à l’honneur.

Déjà, des écumes nostalgiques renouent avec les anciens.

Des festins au goût de cendre.

Des fêtes aux oraisons funestes.

Avec Stockholm comme seule recette syndromique.

Des hommes changés en rapace se soucient peu de leur peuple et de ses clameurs.

Des hommes sans face et sans foi imposent leur loi sans juge ni talion.

Hypocrisie, mirages falsifient éducateurs et parents.

Mal être et insubordination composent le maelstrom des subordonnés.

Je ne les reconnais plus.

Ils détruisent de la gauche ce que la droite a construit.

Ascèse pour chercher Dieu ou le dernier râle avant l’agonie.

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