Le blocage de la société pétrolière Petrofac coûte 160.000 dollars par jour à l’Etat tunisien

Sit-In blocage Petrofac 2

Depuis un mois, la société pétrolière britannique de prospection et d’exploitation énergétique Petrofac est l’objet d’un blocage continu à Kerkennah en raison d’un sit-in.

La société mère de Petrofac a d’ailleurs interrompu ses investissements prévus en Tunisie et annoncé son intention de quitter définitivement la Tunisie.

Mais d’après des sources proches de la société pétrolière rien ou presque n’a été fait même après la venue de Londres du plus haut responsable anglais de la société pour tenter de trouver une solution à ce sujet.

200.000 dollars de pertes par jour

Un énième blocage qui coûte cher à l’Etat tunisien dans la mesure où l’arrêt de l’activité de Petrofac lui coûte 200.000 dollars par jour dont 160.000 auraient dû revenir à l’Etat tunisien (actionnaire à raison de 55% dans la concession d’exploitation des champs Chergui à travers l’ETAP) et qui bénéficie en plus des revenus des impôts sur les ventes.

Outre bien sûr les pertes dues au recours à l’importation de gaz de l’Algérie pour remplacer celui qui devait être produit par Petrofac pour l’alimentation de la centrale de la STEG.

Petrofac dénonce d’un autre côté la passivité des autorités qui n’arrivent pas à réagir pour mettre un terme au sit-in « sauvage » des protestataires. L’unique réaction officielle s’étant limitée à une rencontre entre le ministre de l’Energie et des Mines, Mongi Marzouk, et les protestataires en présence du représentant de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières et de l’UGTT à Sfax.

Les protestataires ne veulent toujours rien entendre

Rencontre durant laquelle le ministre a tenté de raisonner les protestataires en leur demandant de lever le blocage de Pertofac et en leur promettant d’intervenir en leur faveur pour les recruter dans les établissements où ils sont employés actuellement.

Ces protestataires, bien que sensibilisés par les pertes énormes qu’ils font subir à la société et à l’Etat, ne veulent toujours rien entendre et ont réitéré leur intention de ne quitter la société que s’ils sont recrutés.

A.B.

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