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Tunisie : Un Britannique condamné à un an de prison pour un joint fumé à Amsterdam !

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lee talbot
Crédit photo The Guardian

Lee Talbot et sa petite amie, tous les 2 britanniques, décident en 2014 d’aller fêter leur anniversaire à Amsterdam et bien sûr pour le fêter encore plus dignement, ils essayent le cannabis, en ventre libre dans les coffee shops aux Pays-Bas.

L’histoire aurait pu s’arrêter là s’ils n’avaient pas décidé de programmer une autre escapade, deux semaines plus tard, cette fois-ci à Djerba, où le Cannabis est loin d’être en vente libre.

Selon les déclarations faites par Lee à The Guardian, durant leur séjour, ils ont sympathisé avec de jeunes Tunisiens dont Bassam. Lors d’un contrôle de police, Bassam et Lee sont arrêtés et emmenés au poste. Bassam avait sur lui une petite quantité de Cannabis et il a déclaré aux policiers que c’était Lee qui la lui avait donnée.

Les analyses d’urine montrent bien sûr la présence de drogue dans le sang de Lee puisqu’il en avait consommé 15 jours plus tôt, à Amsterdam. Il est inculpé. Il ne peut pas passer devant le juge puisqu’il ne parle pas un mot d’arabe. On l’informe qu’on va lui trouver un interprète. En attendant il restera en prison.

« On m’a conduit à la prison de Harboub, en plein désert. J’étais terrifié mais je me répétais que c’était un malentendu, que le juge allait éclaircir les choses et que j’allais rentrer chez moi. On m’a rasé le crâne et placé dans une cellule de 12 mètres sur 12 où il y avait déjà une centaine de détenus. Il faisait 40°C et ma couchette était juste à côté des « toilettes », un trou nauséabond, à même le sol ».

Au bout de 5 mois, il n’a toujours pas vu de juge. Le 22 décembre 2014, il décide d’entamer une grève de la faim. Après 19 jours, il est dans un état lamentable et le médecin de la prison inquiet, fait pression sur les autorités. Lee ne pourra plus tenir longtemps. Le 20 janvier, il passe enfin en jugement.

« Cela a duré 5 minutes. J’ai été condamné à un an de prison et un peu plus de 1000 Dinars. Étrangement, j’ai été soulagé. Je savais enfin où j’en étais. 3 mois plus tard, à l’occasion du 20 mars, j’ai été amnistié par la grâce présidentielle. Le jour même, j’étais dans l’avion pour rentrer chez moi ».

Lee rentre chez lui après 8 mois. Lors de son interview par The Guardian, il raconte sa colère contre son gouvernement qui n’a rien fait pour le soutenir durant tous ces mois ni même à son retour, car bien sûr, après 8 mois d’absence, il a perdu son travail.

« La nuit, parfois, j’ai l’impression de me retrouver dans cette cellule. Je me réveille plein de gratitude pour le fait d’être chez moi. Je ne considérerai jamais plus rien comme acquis. »

S.B

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