La STEG sous tension avec 850 MD d’impayés : Qui sont les mauvais payeurs !

STEGLa Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle allait appliquer sa décision de couper l’électricité à l’encontre de tous ses clients (ménages, usines et administrations privées et publiques) refusant de payer leurs factures, et ce à partir de la mi-octobre 2015.

Les impayés de la STEG ont été estimés à 800 millions de dinars (MD) à la mi-juillet 2015, et ont atteint, fin août, 850 MD, contre 650 MD au cours de la même période en 2014.

454 MD d’impayés pour les ménages et 115 MD pour les ministères

La STEG a mis en garde contre la persistance du trend haussier de ses impayés pouvant atteindre 1000 MD à la fin de cette année, ce qui serait un record absolu dans l’histoire de l’entreprise nationale.

Les principaux impayés de la STEG se répartissent de la façon suivante :

  • Les ménages et les petits métiers : 454 MD à la fin août 2015, contre 355 MD au cours de la même période de 2014
  • Les dettes des ministères et des structures publiques : 115 MD, contre 89 MD en août 2014. Le ministère de l’Industrie, de l’énergie et des mines a envoyé des correspondances aux ministères concernés pour demander le paiement des dettes et l’adoption de méthodes de maîtrise de la consommation d’énergie.
  • Les dettes des industriels : 53 MD, contre 27 MD en 2014.
Les impayés des hôteliers rééchelonnés

Par ailleurs, La STEG a appelé les ministères des Finances et de l’Intérieur à réactiver le décret n°5/2014, relatif à la création du fonds de coopération entre les collectivités locales qui instaure la collecte d’une « taxe supplémentaire sur l’électricité » (5 millimes sur chaque kilowatt) et son attribution aux municipalités, ce qui permettrait à la STEG de recouvrer ses créances auprès des collectivités locales qui ont atteint, fin août, 65 MD.

Il est à rappeler que les impayés des hôteliers ont été rééchelonnés, par décision politique, et ce, en raison de la crise du secteur touristique suite aux attentats du Bardo et de Sousse.

L.S.

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