Après l’agression de Tunis-Carthage : Incident diplomatique tuniso-sénégalais

diplomate-senegalaisLa molestation en règle dont a fait les frais un citoyen sénégalais à l’aéroport de Tunis-Carthage est bien à inscrire dans le registre crapuleux des agissements racistes.

En effet, c’est un conseiller de l’ambassade du Sénégal qui a été victime d’un tabassage perpétré par des agents de la police, ayant outrepassé leurs droits et se trouvant désormais à l’origine d’un incident diplomatique entre la Tunisie et le Sénégal.

OUSSEYNOU FALL EST BIEN DIPLOMATE

Cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre au Sénégal est à la racine d’une légitime colère de la part de nos frères ouest-africains. C’est le diplomate Ousseynou Fall qui s’est fait prendre à partie devant son enfant de trois ans.

Son tort ? Avoir refusé de payer à un taxi un montant largement supérieur à celui marqué sur le compteur. Dénoncé à la police, M. Fall s’est trouvé embarqué manu militari au poste qui se trouve à l’aéroport tout en étant brutalisé par les agents au vu et au su de tous les présents. Il est à noter que, selon des témoins, M. Fall aurait fait mention de sa qualité de diplomate.

PROTESTATIONS DE L’AMBASSADE DU SÉNÉGAL

L’affaire vient de prendre de nouvelles proportions. En effet, Ousseynou Fall vient en premier lieu de porter plainte sur la base d’un certificat médical contre la police pour coups et blessures.

D’autre part, l’ambassade du Sénégal en Tunisie vient d’adresser ses plus « vives protestations » au ministère tunisien des Affaires étrangères, en se référant à une violation grave des conventions internationales sur le statut des diplomates.

C’est d’ailleurs, selon nos sources, l’ensemble des ambassades africaines en Tunisie qui ont fait part de leur dénonciation des actes racistes qui sont de plus en plus nombreux.

AUCUNE RÉACTION TUNISIENNE

De plus, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, M. Mankeur Ndiaye, suit l’affaire de très prés. Enfin, c’est un véritable malaise qui vous prend lorsqu’on constate qu’une semaine après ce grave incident, aucune réaction officielle tunisienne n’est venue délimiter les responsabilités et annoncer les mesures adéquates. Triste constat qui en dit long sur l’incurie qui règne…

Veut-on étouffer l’affaire et ses aspects nauséabonds ou bien sommes-nous en plein déni de ces inacceptables dépassements racistes ?

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