Un deuxième mandat de dépôt à l’encontre de Samir El Wafi

Un deuxième mandat de dépôt à l’encontre de Samir El Wafi

Par -

Samir Ouafi (credit photo PF Samir Elwafi)Un deuxième mandat de dépôt a été émis à l’encontre de Samir El Wafi par la cour pénale relevant du tribunal de première instance de Tunis.

Cette dernière a, en effet, décidé de considérer l’affaire, dans laquelle est impliqué le journaliste, comme criminelle. La gravité des actes mentionnés dans le dossier de l’affaire aurait motivé cette décision.

Samir El Wafi a, en effet, comparu, ce mercredi 22 avril, devant le juge du tribunal de première instance de Tunis. Il était défendu par cinq avocats, Hassen Ghodhbani, Abdelaziz Essid, Hatem Zouari, Samir Ben Kamla et Amor Gharbi.

Ses avocats ont laissé entendre par la voix de Maître Hatem Zouari, que cette affaire est basée sur un enregistrement audio datant de 2012 et que la loi ne prend pas en compte ce genre de preuve.

Me Hatem Zouari a d’ailleurs demandé la relaxe pour son client lors de sa comparution, mais le juge en a décidé autrement en transférant son dossier vers la chambre criminelle.

Un mandat de dépôt avait été émis, le 15 avril, par le Procureur de la République à l’encontre du journaliste et animateur qui a comparu devant le ministère public sous les chefs d’accusation d’escroquerie et de chantage selon l’article 87 du Code Pénal*.

L’affaire dont il est accusé est en rapport avec la plainte déposée par l’homme d’affaires Hamadi Touil pour chantage et escroquerie.

Le 13 mars, des rumeurs ont couru au sujet d’un chantage que Samir El Wafi aurait exercé sur l’épouse de Hamadi Touil en 2013. Le journaliste l’aurait même menacé de mener campagne contre M. Touil si elle publie un enregistrement de leur échange.

En réaction à ces rumeurs, Samir El Wafi avait affirmé, sur sa page facebook que cela relevait de « scénarios surréalistes ».

Le démenti de Samir El Wafi venait en réaction à son implication dans l’affaire Migalo pour laquelle le nom de Hamadi Touil a également été cité.


* Article 87 : Toute personne ayant abusé de son influence ou de ses liens réels ou supposés auprès d’un fonctionnaire public ou assimilé et qui aura accepté, directement ou indirectement des dons, ou promesses de dons, ou présents, ou avantages de quelque nature que ce soit en vue d’obtenir des droits on des avantages au profit d’autrui, même justes, est puni de trois ans d’emprisonnement et de trois mille dinars d’amende. La tentative est punissable. La peine sera portée au double si l’auteur de l’acte est un fonctionnaire public ou assimilé.

Commentaires:

Lisez Aussi Sur Webdo