Tunisie : Des activistes de l’association Damj dénoncent la condamnation d’un Suédois pour « actes homosexuels »

TRIBUNE | Association DAMJ

C’est avec une grande tristesse et une profonde indignation que nous avons appris qu’un Suédois a été condamné à deux ans de prison pour homosexualité en Tunisie. Cela s’est passé le 4 février 2015.

« Nous avons discuté le cas avec des représentants tunisiens et souligné la conception de la Suède selon laquelle l’égalité des droits quelle que soit l’orientation sexuelle est un principe démocratique fondamental », avait déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères suédois, Victoria Bell, suite à cette condamnation.

C’est avec la même la même indignation que nous, activistes de « Damj pour l’égalité et la justice » dénonçons la condamnation du ressortissant suédois.

L’homosexualité en Tunisie est réprimée et toute personne susceptible d’avoir un « comportement homosexuel » est passible de trois ans de prison ferme et d’une amende comme le mentionne l’article 230 du code pénal tunisien.

[pull_quote_center]Cet article du code pénal tunisien n’a plus sa place dans la Tunisie d’aujourd’hui.[/pull_quote_center]

Rappelons que l’article 21 de la constitution de la deuxième République précise que :

– Les citoyens et les citoyennes sont égaux en droits et devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune.

L’article 24 indique que :

-L’État protège la vie privée, l’inviolabilité du domicile, la confidentialité des correspondances, des communications et des données personnelles.

Dans ce sens, nous exhortons les autorités tunisiennes à abroger l’article 230 du code pénal. Cet article est une atteinte aux valeurs universelles des Droits Humains et nous rêvons d’une Tunisie meilleure où tous les citoyens soient traités sur le même pied d’égalité.


En Tunisie, les condamnations selon l’article 230 du code pénal reste très peu nombreuses. Face à l’absence de statistiques, nous nous référons aux cas, jugés notamment selon les articles 226 ou 226 bis, que nous traitons depuis la création de notre association en aôut 2011 pour la défense des droit des minorités et des groupes marginalisés en Tunisie.

DAMJ

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