Najem Gharsalli, choisi par Essid, avait bien participé au putsch contre l’AMT...

Najem Gharsalli, choisi par Essid, avait bien participé au putsch contre l’AMT d’après l’OTIM

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Après les accusations de l’Association des Magistrats Tunisiens, de son ancienne présidente Kalthoum Kennou, l’OTIM (Observatoire tunisien pour l’indépendance de la magistrature), affirme aussi que Najem Gharsalli, désigné par Habib Essid, au ministère de l’Intérieur, avait bien « participé d’une manière directe dans le putsch contre le bureau légitime de l’Association des Magistrats Tunisiens et a poursuivi ses membres. Il en a été le moyen, surtout quand Béchir Tekari est devenu ministre de la Justice (du 17 novembre 1999 au 15 janvier 2010) « .

D’après l’OTIM, M. Gharsalli, qui était président du tribunal de première instance à Kasserine, de 1999 à 2011, avait signé une « pétition factice » en 2005 avec certains juges pour soutirer la confiance des membres du bureau exécutif légitime, en mettant ensuite en place une commission provisoire pour gérer l’association.

Cette pétition comporte les noms de 183 juges, publiée, en 2005, par Mokhtar Yahyaoui sur Tunisnews, censuré à l’époque en Tunisie. (certains avaient signé sans savoir de quoi il s’agissait d’après la juge Kalthoum Kennou).

« Ceci a été fait suite à des instructions directes du président déchu, de l’ancien ministre Béchir Tekari, des membres de son cabinet et de certains ayant de hautes fonctions judiciaires. »

Selon l’observatoire, des juges de l’administration légitime ont été mutés au tribunal de première instance à Kasserine, suite à mouvement judiciaire annoncé le 1er août 2005; « Ils ont suivis étroitement ; des rapports ont été écrits à leur encontre suite à des instructions du ministère de la Justice, et ce pour les nuire, leur faire pression, déduire leurs salaires et justifier les punitions suite à des propositions de l’inspection générale. » Les deux juges Leila Bahria et Assia Laabidi en ont été victimes, assure l’OTIM qui affirme qu’il a les preuves de ces déclarations.

Le 8 janvier 1997, il a été désigné président de l’assemblée régionale à Gafsa de l’AMT (Association des Magistrats Tunisiens), alors que le ministère de la justice, sous l’égide de Abdallah Kallel, dominait l’AMT.

 Après la révolution, il est devenu gouverneur à Mahdia sous le gouvernement de Béji Caid Essebsi. Jusqu’à aujourd’hui, Najem Gharsalli, ministre de l’Intérieur, choisi par Habib Essid pour son gouvernement, n’est pas poursuivi en justice, nous a affirmé ce lundi 26 janvier, Ahmed Rahmouni, président l’Observatoire tunisien pour l’indépendance de la magistrature. Par ailleurs, M Gharsalli a nié toutes les accusations à son encontre, que ce soit de la part de l’AMT ou de l’ancienne présidente de l’AMT, Kolthoum Kennou.

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