135 journalistes tués dans le monde en 2014 dans l’exercice de leur...

135 journalistes tués dans le monde en 2014 dans l’exercice de leur travail

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Crédit photo : Libération

Cent-trente-cinq journalistes ont été tués dans le monde au cours de l’année 2014 et ce, dans l’exercice de leur travail, selon un bilan publié ce mardi 30 décembre par la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Ce rapport prend en compte les journalistes victimes d’attaques ciblées ou morts dans des attentats à la bombe et des fusillades dont le nombre de morts s’est élevé à 118 journalistes en 2014 contre 105 l’année précédente. Dix-sept journalistes ont, d’autre part, perdu la vie lors d’accidents de la route ou de catastrophes naturelles dans le cadre de leur travail, précise la FIJ.

« La FIJ relève que les guerres meurtrières en Syrie, en Irak et en Ukraine, de même que les insurrections violentes en Afghanistan et au Pakistan ont causé la plupart des meurtres de journalistes. Le Pakistan est considéré comme le pays le plus dangereux avec 14 journalistes tués. »

Le Pakistan vient en tête de ce bilan avec 14 journalistes tués. Suivent la Syrie où 12 journalistes ont été tués, puis l’Afghanistan (9 tués), la Palestine (9), l’Irak (8), l’Ukraine (8), le Honduras (6), le Mexique (5).

Selon la Fédération, le nouveau chiffre constitue un rappel de la gravité de la crise sécuritaire dans les médias. La FIJ renouvelle son appel urgent aux gouvernements pour qu’ils fassent de la protection des journalistes leur priorité. Pour la FIJ, les décapitations publiques des journalistes dont James Foley et Steven Sotloff par l’auto-proclamé Etat Islamique représentent un tournant décisif dans l’attitude à adopter concernant la protection des médias.

« Il est temps d’agir, face aux menaces sans précédent contre les journalistes qui sont visés, non pas seulement pour interdire la libre circulation de l’information, mais également afin de servir de leviers en vue d’obtenir des rançons considérables et des concessions politiques en utilisant une violence extrême », a déclaré le président de la FIJ, Jim Boumelha.

« En conséquence, certains organes de presse hésitent à envoyer les journalistes dans les zones de guerre par crainte pour leur sécurité et refusent même d’utiliser le travail des journalistes indépendants qui y sont. A moins d’améliorer la sécurité des médias, il y a un risque de perdre en qualité dans la couverture des conflits armés, en l’absence de témoins neutres. »

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