Le feuilleton Naourat Lawha, un prétexte pour la sensibilisation au don d’organes

Le feuilleton Naourat Lawha, un prétexte pour la sensibilisation au don d’organes

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Le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes (CNPTO) vient de profiter du succès du feuilleton ramadanesque diffusé sur la Watanya 1, Naouret Lehoué, pour lancer un débat national sur le don et la greffe d’organes  en Tunisie.

Photo du feuilleton ramadanesque Naourat Lahwa

Il s’agit d’une ouverture du centre à toutes les discussions, les questions et les propositions des médias et des citoyens, pour mieux comprendre et améliorer ce secteur.

Neila Belaîd, médecin coordinatrice au CNPTO, nous a confié que le feuilleton a le mérite de lancer le débat sur le don et la greffe d’organes.  Par ailleurs elle nous a affirmé que  la problématique de trafic exposée dans Naouret Lahoué n’existe pas en Tunisie.

« On a assez de gardes-fous qui nous permettent d’affirmer que le trafic d’organes n’existe pas en Tunisie: les produits de conservation des organes sont très contrôlables via la pharmacie centrale, les greffes qui se font en Tunisie et à l’étranger sont minutieusement enregistrées par notre centre.»

La trame principale de ce feuilleton social, diffusé tous les soirs depuis le début de ramadan cette année après le journal de 20h,  raconte les agissements d’un réseau criminel de trafic d’organes et d’êtres humains dans la région de Tunis.

La saturation du scénario par des sujets tels que les réseaux de prostitutions internationaux, le trafic d’organes, les transplantations clandestines, l’exploitation des enfants et la pédophilie… laissaient craindre un sensationnalisme exagéré.

Pour Mme Belaïd, le vrai danger actuel est le décès des patients qui ont longtemps attendu des greffes. La sensibilisation sur le don d’organes est donc indispensable pour que les citoyens comprennent mieux son fonctionnement.

En Tunisie,  130 greffes de reins se font annuellement dans les 6 centres nationaux du CNPTO, crées depuis 1998 et affiliés au ministère de la santé. 80% des donneurs sont vivants et font partie de la famille des greffés. 20% sont des morts accidentés dont on a prélevé les organes avec l’accord de leurs familles.

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