Coupée du monde, la Libye étudie l’éventualité d’une intervention militaire internationale

Cible de tirs de dizaines de roquettes lancées par des milices islamistes, dans la soirée du lundi 14 juillet, l’aéroport de la capitale libyenne, Tripoli est en partie détruit, selon le gouvernement libyen.

Aux abords de l aeroport de Tripoli, le 14 juillet.  AFPMAHMUD TURKIA
(Crédit photo / AFP)

Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le gouvernement libyen indique que 90% des avions sur place (une douzaine d’appareils) ont été touchés, ainsi que la tour du contrôle de l’aéroport. Un centre de maintenance d’avions et un bâtiment de la douane ont été «complètement détruits» lors de cette attaque pour le contrôle de l’aéroport, rapporte l’AFP.

Deux militaires libyens ont été tués dans l’attaque, selon un membre des forces gouvernementales et six autres ont été blessées au lendemain d’une première attaque dimanche et en marge de laquelle l’aéroport de Tripoli avait été fermé pour au moins trois jours à tout trafic aérien, suite à de violents combats qui avaient fait sept victimes.

Des miliciens venus de la région de Misrata avait attaqué à l’aube les forces contrôlant l’aéroport, originaires de Zentan au sud-ouest de la capitale de Libye.

Un appel à l’aide militaire internationale envisagée

Après l’attaque de l’aéroport de Tripoli – théâtre depuis des mois d’une lutte pour son contrôle – et face à une situation qui empire chaque jour, Ahmed Lamin, porte-parole du gouvernement, explique que «le gouvernement étudie la possibilité d’un appel à l’aide militaire internationale pour rétablir la sécurité et aider le gouvernement à imposer son autorité, mais aussi reconstruire ses institutions, notamment armée et police».

L’ONU évacue son personnel

Dimanche l’aéroport a été fermé après des affrontements violents entre milices islamistes venues de Misrata, cherchant à en chasser leurs rivaux de la ville de Zenten, qui le contrôlent depuis 2011.

Cette situation fait que la mission de l’ONU (Unsmil) en Libye a annoncé le retrait temporaire de son personnel de Libye pour des raisons de sécurité. «Après les combats de dimanche et en raison de la fermeture de l’aéroport international de Tripoli, la mission a conclu qu’il ne serait pas possible de continuer son travail (…) tout en assurant en même temps la sécurité de son personnel ainsi que leur liberté de mouvement».

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