ENSI – Grève générale largement suivie dans les écoles d’ingénieurs et devant...

ENSI – Grève générale largement suivie dans les écoles d’ingénieurs et devant le ministère

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En grève depuis le 5 mars 2014, les étudiants de l’ENSI (Ecole Nationale des Sciences de l’Informatique à Tunis), soutenus par de nombreuses écoles d’ingénieurs du pays, ont mené leur grève générale prévue aujourd’hui.

Grève ENSI (credit photo - Hassen Selmi) (2)
(crédit photo – Hassen Selmi)

Le mouvement a été déclenché par les étudiants dans le but de «dégager» la professeur et directrice Mme Leila Azzouz Saidane, qu’ils accusent de népotisme. Et la grève d’aujourd’hui entrait dans le cadre des protestations tendant à leurs droits.

Depuis 08H00 du matin, des milliers d’étudiants d’écoles d’ingénieurs se sont rassemblés. A l’intérieur du pays, à Sousse, Sfax, Monastir, Bizerte, ils se sont mobilisés au sein même de leur école. A Tunis, entre 1000 et 1500 étudiants se sont rassemblés dans un premier temps devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur.

Grève ENSI (credit photo - Hassen Selmi) (3)
(crédit photo – Hassen Selmi)

Des étudiants venus des différentes écoles d’ingénieurs ainsi que les écoles préparatoires. Ils ont brandi des slogans et patiemment attendus que l’on daigne répondre à leur mouvement. Or, vers 14H30, une délégation d’étudiants apprend que le ministre Taoufik Jelassi ne se trouve pas au ministère mais au Palais des Congrès.

La nouvelle se répand comme une trainée de poudre et les étudiants décident alors de se rendre au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique situé à l’avenue Mohamed V et où se trouverait le ministre.

En masse, ils se rassemblent à l’avenue Mohamed V dans l’attente que le ministre les recevra, mais aucun signe de vie ni de sa part ni de quelconque autre partie au sein du ministère. Et malgré cette longue attente, l’état de fatigue, leur indignation face au traitement dont ils sont l’objet, les étudiants ont l’intention d’aller jusqu’au bout de leurs revendications, nous assurent-ils, afin d’éliminer «cette corruption qui envahit l’enseignement supérieur et tout le cycle d’ingénierie».

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