Le nouveau PM italien choisit la Tunisie pour son 1er voyage – «Les clandestins sur un piédestal» ?

Matteo Renzi (credit photo AFP)
Matteo Renzi (crédit photo AFP)

Aussitôt plébiscité après le vote de confiance des députés italiens, le nouveau Président du Conseil italien a pris tout le monde à contrepied en annonçant que pour son premier voyage à l’étranger, il ne se rendra ni à Bruxelles ni à Berlin mais à Tunis.

Malgré un plaidoyer pro-européen, Matteo Renzi ayant notamment déclaré : « Nous voulons une Europe à laquelle l’Italie apporte une contribution fondamentale, car sans Italie, il n’y a pas d’Europe », le jeune «promu» s’est empressé, à travers un exercice délicat de communication, d’adresser des messages.

Alors que l’Italie s’apprête à assurer la présidence de l’Union européenne, c’est en Tunisie qu’il compte se rendre pour son baptême de feu. Une manière de dire qu’il compte s’atteler aux préoccupations des Italiens et s’attaquer de front à l’immigration clandestine.

« Nous souhaitons que Mare Nostrum (nom donné à la Méditerranée par les Romains durant l’Antiquité) redevienne centrale » a-t-il ainsi déclaré à l’AFP pour annoncer son voyage en Tunisie. Une manière de mettre au diapason l’opération «Mare Nostrum», lancée en octobre 2013 et destinée à mieux contrôler l’immigration clandestine ? Une manière d’y associer les Tunisiens ?

Avec «Mare Nostrum», Matteo Renzi voudrait ancrer davantage son pays dans son milieu naturel, en l’occurrence l’espace méditerranéen. Cela passe par un renforcement des relations entre l’Italie, porte ouverte vers l’Europe avec l’île de Lampedusa, et la Tunisie, plaque tournante de l’immigration clandestine.

« Nous souhaitons que « Mare Nostrum » redevienne centrale ». « Mare Nostrum » en tant que Méditerranée ou opération, dans les deux cas, le PM italien a décidé d’en faire un enjeu de taille.

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