Attentat de Jendouba : Ansar Achariaa «blanchi» par le salafiste Mouldi Moujahid

Mouldi MoujahidAprès la bénédiction de Cheikh Khamis Mejri qui a conféré à Kamel Gadhgadhi le statut de martyr, les hésitations du président du mouvement Wafa, Abderraouf Ayadi, qui n’a pas osé, dans une émission radiophonique, répondre clairement à la question de savoir si les actes reprochés au groupe armé constituent ou non des crimes terroristes et les explications de Ridha Behaj, porte-parole de Hizb Ettahrir, qui rejette la responsabilité de ces actes sur des services de renseignements étrangers, une version dans le même esprit a été avancée par Mouldi Moujahid, secrétaire général du parti salafiste Al Assala.

Invité de l’émission Ness-Nessma, présentée dans la soirée du 17 février sur Nessma TV et ayant pour objet le dernier attentat terroriste à Jendouba, Mouldi Moujahid a indiqué qu’il n’existe aucune preuve démontrant l’implication d’Ansar Chariaa dans les attentats terroristes sur le sol tunisien.

Son argument réside dans le fait que ces attentats n’ont été revendiqués ni par cette organisation ni par aucune autre partie. Il a ajouté que Si Ansar Chariaa avait l’intention de recourir aux armes pour soutenir la cause qu’elle défend, elle l’aurait fait en Syrie.
Parlant de sa personne, il sa précisé que sa mission en Tunisie est de contribuer à la réalisation des objectifs de la révolution et qu’en dehors de la Tunisie, il sera le vaillant guerrier qui combattra l’ennemi sioniste en Palestine.

La seule sur le Plateau à avoir réagi avec véhémence à ses propos est Om Zied. Elle lui a rappelé le discours hypocrite d’Abou Iyadh qui prétendait que la Tunisie est une terre de prédication avant de se lancer dans des activités terroristes contre l’Etat et le peuple Tunisien.
Om Zied s’est étonnée de l’octroi à ce parti salafiste du visa alors que son programme et son projet sont contre les principes de la République. D’ailleurs, il n’est pas le seul parti sur la place à être autorisé à exercer ses activités politiques malgré l’incohérence de son idéologie avec les valeurs de l’Etat civil.

Hizb Ettahrir qui a organisé une série de manifestations pour contester la nouvelle constitution est dans la même situation. Un parti salafiste qui appelle à l’instauration du Califat et l’application de la Chariâa et qui le mentionne ouvertement dans ses statuts. Rien qu’à ce titre, les deux partis doivent être dissous pour inconstitutionnalité. En effet, l’article 35 de la nouvelle constitution dispose que les partis doivent s’engager dans leurs statuts et activités à se conformer à la constitution, aux lois et aux règles de transparence.

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