Samir Ouafi, l’homme qui a fait le buzz !

Samir Ouafi, l’homme qui a fait le buzz !

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Samir Ouafi - photo FBJamais le lancement d’une émission télé n’a suscité autant de commentaires et de polémiques que l’émission «Li man yajro fakat» (Pour celui qui ose seulement) de Samir Ouafi.
La première de l’émission politique d’Attounissia TV était plutôt une «avant-première» au vu des problèmes techniques qui ont précipité l’arrêt surprise de l’émission, à en croire le présentateur de l’émission.

La troisième partie de l’émission n’était pas prête pour être diffusée ! Bizarre pour une émission dont on annonçait la diffusion depuis plusieurs semaines…
Les réponses du général Ahmed Chabir, invité de l’émission, alimentaient les soupçons quant aux véritables raisons de la suspension de l’émission. Selon l’ex-haut responsable de l’armée, Rachid Ammar n’était qu’«une image médiatique» et que «c’est tout le corps de l’armée dans son entité qui est le héros de la révolution». Evoquant au passage la « loyauté absolue » de l’homme qui (n’a jamais) dit non au président Ben Ali et qu’il était prêt à tout faire pour protéger le déchu.

Et d’ajouter, que le ministère de l’Intérieur était «infiltré» et que de fausses informations parvenaient à Ben Ali dans le but de «le chasser de la Tunisie», accusant un service de renseignement étranger et écartant, par la-même, la thèse d’un coup d’Etat…
Des allégations et bien d’autres vite critiquées et démenties par l’avocat Charfeddine Khalil qui accuse le général Ahmed Chabir de chercher à défigurer l’histoire de la Tunisie.

Les réactions ne se sont pas faites attendre au cours de la journée d’aujourd’hui. Et c’est à l’ex-ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi de hausser le ton et d’accuser sur les ondes de Mosaïque fm le présentateur de l’émission de porter atteinte au corps de la défense nationale. Un peu plus tôt dans la journée, le fils d’Ali Seriati, Samir, a accusé le ministre de la Défense à l’époque, Ridha Grira, de jouer la comédie et de demeurer une vraie énigme du 14 janvier, reprenant par là les accusations portées la veille lors de la même émission.

Demander en l’espace de quelques heures la libération des membres de la famille Trabelsi, arrêtés l’après-midi du 14 janvier 2011, puis l’arrestation d’Ali Seriati dans la base militaire de l’Aouina mais aussi exiger le retour de l’avion de Ben Ali d’Arabie Saoudite sans le déchu… Trois ans plus tard, la question reste encore sans réponse ! Comme la révolution d’ailleurs !…

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