1293 malades du SIDA en Tunisie, la partie apparente de l’iceberg !

SIDAA quelques heures de la journée mondiale de la lutte contre le SIDA, célébrée le 1er décembre de chaque année, le ministère de la Santé a livré les chiffres qui concernent le SIDA en Tunisie. A ce titre, on apprend que 70 nouvelles contaminations par le VIH ont été enregistrées depuis le début de l’année. Cette maladie diagnostiquée pour la première en Tunisie en 1985 a provoqué le décès de 572 personnes jusqu’à nos jours et fait en moyenne 67 nouveaux cas par an.

Cette maladie qui se transmet principalement au moyen des relations sexuelles non protégées à raison de 49% , touche pour 34,7% des cas la tranche d’âge 25-34 ans en Tunisie, donnant lieu à une population atteinte déclarée de 1293 patients, un chiffre qui serait beaucoup plus important selon le Dr. Hayet Hamdoun affirmant sur les ondes de la radio Mosaïque FM que vu le faible recours de la population à un dépistage, ce nombre serait incontestablement plus important sur le sol tunisien.

Le SIDA qui a connu son «apogée» dans les années 1980, provoquée par le VIH, virus d’immunodéficience humaine a fait plus 28 millions de morts depuis 1981, Selon une étude de l’OMS parue en mars 2009.
Des chiffres plutôt effrayants mais par contre le nombre de personnes dont les vies ont été sauvées grâce au traitement dans le monde s’élève à 4,2 millions de vie à travers la planète sur les dix dernières années. De ce fait, les décès causés par le virus ont diminué de manière significative passant de 2,3 millions de décès en 2005 à 1,7 millions de décès en 2011.

Cela ne fait aucun doute, un diagnostic fait dès les premiers stades de l’infection pourrait sauver des vies, et en Tunisie, le dépistage qui se fait dans différents centre à travers le pays, gratuitement et de manière anonyme est loin de devenir un reflexe sur notre chère terre. Les raisons derrière ce rejet et ce déni peuvent être compréhensibles. Les mythes qui entourent cette maladie et les tabous auxquels elle fait référence y sont sûrement pour quelque chose.

Une maladie qui rime avec peur de la mort, scandale et rejet social, doublée d’un manque d’information concernant leur traitement et voies de transmission ne font que de plonger certains dans le refus du dépistage et du déni, le tabou de la sexualité, la propagation des drogues injectées par voie sanguine notamment la «Subutex» dans les cités pauvres, le manque de communication dans les écoles, au sein des familles, tout cela provoque le repli des personnes éventuellement touchées par le virus et principalement une jeunesse qui se croit à l’abri, invincible et que la maladie «ne touche certainement que les autres».

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