Reprise du dialogue national et affirmations démenties de Moncef Marzouki

Reprise du dialogue national et affirmations démenties de Moncef Marzouki

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Moncef Marzouki - photo AFP
Moncef Marzouki – photo AFP
Dans une interview accordée à l’agence de presse turque ANADOLU, le Président Moncef Marzouki a affirmé que les partis politiques se sont mis d’accord sur le futur chef de gouvernement et que son nom sera connu le début de la semaine prochaine. Il a ajouté que les prochaines élections vont avoir lieu avant l’été à venir et que les tunisiens ne peuvent pas attendre plus longtemps pour la stabilité de l’Etat.

Moncef Marzouki espère que la mise en place du nouveau gouvernement sera le véritable point de départ pour la lutte contre la pauvreté et la violence. Autrement dit, il pense que l’actuel gouvernement a été incapable de réaliser ces deux objectifs primordiaux et que la mission fondamentale du nouveau gouvernement est de les accomplir. Si tel est le sens de ses propos, Moncef Marzouki serait de même avis que ses opposants qui considèrent que le gouvernement en place a échoué et qu’elle doit laisser la place à un gouvernement formé de personnalités indépendantes et de compétences nationales. Il s’agit en somme d’un gouvernement de salut national comme le suggère l’opposition démocrate qui se soucie, par ailleurs, de la crédibilité des prochaines élections.

Ces propos ont été carrément démentis par la classe politique et le Quartet qui pilote le dialogue national.
Selon Houcine Abbassi, secrétaire général de l’UGTT, les pourparlers se poursuivent encore avec les parties concernées et que rien ne s’est encore décidé à ce sujet. Il espère la reprise du dialogue national au début de la semaine du 18 novembre après annulation des amendements apportés au règlement intérieur de l’ANC et accord sur le futur premier ministre.

Se son côté, Beji Caied Essebssi a déclaré au micro de la 1ère chaîne de TV nationale, non sans ironie, que s’il y avait eu accord sur les processus gouvernemental et institutionnel, il ne serait plus nécessaire de reprendre le dialogue. Il en est de même pour Hamma Hammami qui a nié catégoriquement les propos du Président et Sahbi Attiig qui a affirmé que la situation ne s’est pas encore éclaircie.

Pour sa part, Rachid Harouni, ministre de Transport, a réitéré dans un entretien accordé à Mosaique fm l’attachement du mouvement Ennahdha à la personne de Ahmed Mestiri et le maintien en place du gouvernement de Laareydh jusqu’à adoption de la constitution et achèvement des travaux de l’ANC. La même position a été confirmée par Rached Ghannouchi lors de sa dernière visite en Algérie.

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