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Après l’UGTT, l’Union pour la Tunisie tourne le dos à l’appel du Front Populaire ?

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Samir Bettaieb, porte parole de la Voie Démocratique et SocialeRéunis le 8 juillet 2013 pour se concerter sur la stratégie à adopter suite aux événements en Egypte, les représentants des cinq partis formant l’Union pour la Tunisie (UT) ont décidé d’arrêter au 23 octobre 2013 la date butoir d’achèvement des travaux de l’ANC et d’activer les démarches d’organisation des élections présidentielles et législatives. C’est ce qu’a déclaré Samir Bettaieb sur les ondes de Mosaïque FM à l’issue de cette réunion.

Tenue avant le 9 juillet, soit la veille de la réunion annoncée par le Front Populaire qui envisage la dissolution de l’ANC et la constitution d’un gouvernement de compétences nationales, le message à transmettre par les partis du centre et de la gauche modérée est facile à percevoir. Ils entendent, ainsi, opposer une fin de non recevoir à l’appel lancé par les leaders de la gauche qui remettent en cause tout ce qui a été entrepris jusque là et prévoient de reprendre à nouveau les démarches institutionnelles.

En fixant des deadlines pour la finalisation de la Constitution et l’organisation des prochaines élections, ces partis de l’alliance centriste (UT) reconnaissent la légitimité de l’ANC mais lui impartissent un délai jugé raisonnable pour terminer sa mission. Ils n’ont pas précisé si ces délais représentent un ultimatum ou ont été simplement cités à titre indicatif pour sauver les meubles et la face.

Il est donc impensable qu’ils se joignent à l’appel du Front Populaire et ils ne sont pas les seuls à avoir cette attitude. La plupart des députés de l’opposition qui se sont exprimés sur la situation en Egypte ont émis des réserves sur la nature du mouvement, présentée par eux comme étant un coup d’Etat militaire, et ont exclu un même scénario dans nos contrées.

Pour sa part, le Secrétaire Général de l’UGTT, Houcine Abbassi, a déclaré récemment, lors de l’ouverture du 22ème congrès de l’Union régionale de Travail de Nabeul que la Tunisie n’est pas l’Egypte et que l’UGTT ne soutient pas une intervention militaire dans les affaires politique dont seul le dialogue permet de corriger.

Les positions affichées dans les différents milieux indiquent que les chances de mise en œuvre de la solution proposée par le Front Populaire sont maigres malgré les assurances de Mongi Rahoui, le représentant des Patriotes Démocrates à l’ANC. Selon le député qui affirme détenir des informations certaines, les Tunisiens feront mille fois mieux qu’en Egypte.

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