Les archives sur l’assassinat de Farhat Hached écartent toute implication tunisienne

Les archives sur l’assassinat de Farhat Hached écartent toute implication tunisienne

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Farhat Hached - photo (tkallamt.blogspot.com)Noureddine Hached, fils de l’ancien leader syndicaliste tunisien Farhat Hached était l’invité de la radio Mosaique FM, ce matin où il a confirmé avoir reçu, de la part du président français François Hollande, les archives concernant l’assassinat de son père le 5 décembre 1952 à Radès.

Selon le fils Farhat Hached, aucune partie tunisienne n’est impliquée dans l’assassinat du syndicaliste, faisant taire ainsi définitivement les rumeurs selon lesquelles des parties tunisiennes auraient été impliquées dans ce meurtre.

Les archives françaises confirment, en effet, l’implication directe des services de renseignement français qui ont envoyé en Tunisie une équipe spéciale pour s’«occuper» de Farhat Hached.

Le 5 décembre 1952, Farhat Hached tombe dans une embuscade et est assassiné par balles. Les tireurs, soupçonnés d’appartenir à la « Main Rouge », une organisation armée composée de colons français n’ont jamais été retrouvés et l’enquête ouverte par le Résident général de Hauteclocque avait abouti à un non-lieu.

Le 18 décembre 2009, Antoine Méléro, se présentant comme un ancien membre de la «Main Rouge», avait révélé à Al Jazeera que «l’organisation était une entité armée répondant au Sdece, l’ancien service de renseignement extérieur français».

Et c’est suite à ces révélations que la famille Hached, aidée par des organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont déposé en 2010, devant la justice française, une plainte pour « apologie de crimes de guerre », qui est restée lettre morte.

Il aura fallu attendre 2011 pour que l’UGTT fasse un nouveau forcing et demande de déclassifier les archives concernant l’assassinat de Farhat Hached.

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