Affaire Chokri Belaid : Ali Laarayedh rejette la responsabilité sur Moncef Marzouki...

Affaire Chokri Belaid : Ali Laarayedh rejette la responsabilité sur Moncef Marzouki ?

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Marzouki-Laarayedh (photo - Nawaat)Jeudi 25 avril, le Premier ministre Ali Laarayedh a été entendu par le juge d’instruction du treizième bureau auprès du Tribunal de Première instance de Tunis au Palais du Gouvernement, où a eu lieu son audition en tant que témoin.

Ministre de l’Intérieur, lorsque Chokri Belaid a été assassiné le 6 février dernier, Ali Laarayedh a refusé par deux fois d’être entendu pour des raisons que tout le monde ignore. Cependant, l’audition d’avant-hier, jette un certain trouble si l’on se base sur ce que rapporte le journal Achourouk, qui affirme détenir les propos du Chef du gouvernement tels qu’ils ont été déclarés au juge d’instruction.

Et là, certaines contradictions apparaissent dans le sens où dans son témoignage en tant que témoin dans l’assassinat de Chokri Belaid, Ali Laarayedh affirme n’avoir pas été averti des menaces de mort qui pesaient sur Chokri Belaïd. Il a nié avoir été informé par le président de la République, alors que ce dernier avait déclaré être au courant de ces menaces.

Ali Laarayedh reconnaît toutefois que le secrétaire général adjoint du parti des Patriotes Démocrates Unifiés (Watad) l’a appelé à de nombreuses reprises pour l’informer de dépassements en relation avec des tentatives d’empêcher les réunions du parti. En décembre 2012, Mohamed Jmour a même contacté Ali Laarayedh pour l’avertir que trois personnes avaient tenté d’assassiner Chokri Belaid au café du Shilling et que suite à cet incident, il avait rendu le ministre de l’Intérieur, personnellement responsable de ce qui pourrait arriver à Chokri Belaid.

Le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Chawki Tabib, apparait, lui aussi dans l’audition d’Ali Laarayedh puisqu’il lui a envoyé un courrier dans lequel il était question de menaces de mort pesant contre Chokri Belaid.

Dans ce cas, comprenons que Ali Laarayedh n’avait pas les prérogatives nécessaires, dont jouit Moncef Marzouki pour agir de son propre chef et être au courant de ce qui se passe dans le pays.

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