Ramzi Bettaieb dévoile des membres de la «police parallèle» de Rached Ghannouchi

Ramzi Bettaieb dévoile des membres de la «police parallèle» de Rached Ghannouchi

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Police parallèle (photo - fb Ramzi Bettaieb)

Encore une fois, le journaliste Ramzi Bettaieb, nous gratifie d’une de ses «découvertes» en publiant sur sa page Facebook la photo de deux membres de la mystérieuse «police parallèle» dont on ne cesse de parler. Sur cette photo, on peut apercevoir, selon Ramzi Bettaieb, Fethi Beldi et Abdelkrim Laabidi accompagnant Rached Ghannouchi lors de l’accueil fait à Qardhaoui au salon d’honneur de l’aéroport de Tunis.

Ramzi Bettaieb fait une présentation succincte d’Abdelkrim Laabidi et Fethi Beldi, deux «agents» qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, sont reconnus par le ministère de l’Intérieur, mais leur ascension a été fulgurante, ces derniers mois comme il l’affirme.
Fethi Beldi, à l’origine, inspecteur de police, est devenu par la suite, conseiller spécial du ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh avant de devenir en un temps record Secrétaire d’Etat, précise la même source.

Au-delà de la «révélation» en elle-même, Ramzi Bettaieb lance pertinemment le débat qui consiste à dénoncer cette police à la fois parallèle mais aussi au service d’un parti (Ennahdha) et d’un homme (Rached Ghannouchi).
Cette photo vient, en fait, illustrer les révélations faites par Ramzi Bettaieb le 9 janvier dernier sur Shems FM, lorsqu’il a déclaré qu’Ennahdha disposait d’une organisation sécuritaire parallèle.

Le 25 février, Ramzi Bettaieb remettait ça en lançant d’autres révélations visant, cette fois-ci, directement le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi. Il avait laissé entendre que l’agent de protection rapprochée de Ghannouchi aurait laissé entendre qu’il était chargé d’entraîner plusieurs individus aux arts martiaux et au tir «afin de commettre des assassinats».

Rached Ghannouchi, lui-même avait démenti ces accusations selon lesquelles Ennahdha disposerait d’un appareil sécuritaire parallèle au sein du ministère de l’Intérieur à son service. Le ministère de l’Intérieur, quant à lui, a toujours récusé l’existence d’une police parallèle, que ce soit au ministère ou à l’aéroport.

L’existence d’un appareil de sécurité parallèle à l’appareil officiel de l’Etat reste toujours un mystère pour les Tunisiens, déchirés entre les révélations des journalistes et déclarations de personnalités et entre les démentis de Rached Ghannouchi, d’Ennahdha ou du ministère de l’Intérieur.
Cependant, les nouvelles révélations de Ramzi Bettaieb ne peuvent laisser insensible le Tunisien et relance la polémique sur cette «police parallèle» d’autant plus que celle-ci serait, toujours selon Ramzi Bettaieb, en relation directe avec l’assassinat de Chokri Belaid.

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