Pas d’examen en cassation pour Jabeur Mejri

Pas d’examen en cassation pour Jabeur Mejri

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free jabeurLa cour de cassation n’a pas examiné la condamnation à sept ans de prison de Jabeur Mejri et Ghazi Béji.
Jabeur Mejri qui est emprisonné et Ghazi Béji qui a fui à l’étranger, ont été condamnés à sept ans et demi de prison pour avoir « diffusé des écrits susceptibles de troubler l’ordre public », pour « offense à autrui via les réseaux publics de communication » et pour « outrage aux bonnes moeurs ».

Me Mselmi, avocat principal de Jabeur Mejri, dit qu’il a « été surpris de constater que la cour n’a pas statué car la demande de pourvoi a été retirée d’une façon mystérieuse » et qu’il allait « enquêter sur ce qui a pu se produire pour annuler le pourvoi en cassation.
« La date du pourvoi a bien été fixée au 25 avril mais il peut y avoir eu une erreur ».
Le jugement est donc définitif.

Jabeur, qui purge sa peine à la prison de Mahdia depuis le 28 mars 2012, a reçu jeudi dernier la visite de ses parents, il espérait un allègement de sa peine et affirme ne pas avoir subi de torture.
Une campagne de soutien en faveur de Jabeur a été lancée en Tunisie et ailleurs ; les défenseurs des droits de l’homme estiment que les deux jeunes hommes ont été condamnés pour délit d’opinion, un comité de soutien a été créé , appuyé par Amnesty International. Ce collectif, lancé le mercredi 27 juin 2012, réuni des citoyens, activistes, avocats et journalistes. Il a pour objectifs de :

· Soutenir moralement Jabeur et Ghazi

· Veiller à l’intégrité physique et morale de Jabeur et Ghazi,

· Libérer Jabeur Mejri, arrêter les poursuites contre Ghazi, et abolir les les lois répressives des libertés en Tunisie.

Il ne reste plus devant Jabeur et Ghazi et leurs avocats que l’ultime recours, à savoir demander la grâce présidentielle. La balle est donc dans le camp de Mr Moncef Marzouki, président provisoire de la république Tunisienne et droit de l’hommiste à ses heures.

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