Opinion – La survie de la Tunisie est dans la lutte armée ou elle ne le sera pas

Les tunisiens ont payé au prix fort le recouvrement de leur dignité le 14 janvier 2011.
Ils doivent aujourd’hui se mobiliser comme un seul homme, taisant leurs querelles partisanes pour préserver leur liberté et leur indépendance compromises en ce jour funeste du 23 octobre 2011. Le pays est à l'agonie, toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens doivent voler à son secours en transcendant tous leurs clivages et divisions pour affronter leur ennemi commun : l’infamie islamiste qui a déferlé sur le pays comme le Tsunami déferlant sur le Sud Ouest asiatique. Aucune digue ni barrage ne semblent lui résister. Le pays prend de plus en plus les allures d’un paysage marécageux empestant le souffre et accablé par une chaleur torride importée tout droit du désert aride arabique. La Tunisie en l’espace de 20 mois a perdu sa douceur de vivre et sa qualité de vie. Passant du 37erang mondial au 104e rang. La chute est vertigineuse, et sa descente aux enfers est inexorable. Au rythme accéléré de son état de déliquescence actuel, elle ne va pas tarder d’intégrer le concert des nations les plus désœuvrées de la planète qui présentent toutes la particularité d’être livrées aux mains des pillards et des brigands islamistes sous les ordres des commanditaires wahhabites connus pour avoir dépensé des dizaines de milliards en faveur des mouvements djihadistes de caractère terroriste.

Le pays n’a pas les moyens de faire la fine bouche sur le comment sortir de son bourbier qui risque de devenir à court terme son tombeau. Il n’y a pas lieu non plus de tergiverser et d’avancer en ordre dispersé. Soit l’union de toutes les forces patriotiques et du progrès soit sa mort inéluctable. Il est grand temps que la société civile retrouve sa place sur l’échiquier patriotique tunisien. Elle a été discriminée et ostracisée au lendemain de la chute de l’ex Néron. Le sang de ses morts et de ses blessés n’a pas coulé pour l’indignité du peuple et la gloire des forces félonnes islamistes. Ce sang est celui de la patrie tunisienne qui doit être le carburant du réveil national. Au lieu de discutailler sur telle ou telle force politique la mieux à même d’insuffler un nouveau souffle au pays et le sauver de cette mise à mort programmée, c’est tous les tunisiens sans exclusive qui doivent incarner ce souffle salutaire. Il s’agit d’une action de sauvetage et non d’épiloguer sur le passé non vertueux du capitaine, et quand bien même ce passé est douteux. Tant qu’il n’a pas manqué de loyauté à l’égard de son pays et n’ayant pas commis des actions terroristes ou ayant appelé à mettre le pays à feu et à sang à l’instar de l’agent du terrorisme djihadiste R. Ghannouchi, il n’y a pas lieu de lui faire un procès d’intention qui ne peut que servir les intérêts de la milice wahhabite. Les tunisiens sont en droit de s’offusquer, mais ils doivent surtout s’inquiéter de la survie de la Tunisie abandonnée entre les mains des agents locaux de la Qaïda. Les liens idéologiques font un quasi office de liens de sang. Que l’on soit frères musulmans, djihadistes, salafistes ou wahhabites, ils font tous partie intégrante de la nébuleuse islamiste. Ils se veulent islamistes d’abord ni musulmans ni nationaux de leur pays. Ennahdha n’est rien d’autre que la filiale tunisienne de la Qaïda et les tunisiens en votant pour l’organisation terroriste d’Ennahdha ne savaient pas qu’ils ont intronisé la Qaïda. Le projet d’ouverture des frontières est la parfaite illustration de ces accointances entre les membres de la nébuleuse islamiste fondée sur l’unitarisme et la solidarité absolus.

La Tunisie ne peut survivre sans une solidarité forte et citoyenne entre tous les tunisiens. Elle ne peut pas se permettre le luxe de dédaigner l’apport de telle ou telle voix. Contrairement à ce qu’allègue un certain Mohamed Abou membre du C.P.R, ex nahdhaouiste et cumulard patenté, soupçonné de délit de népotisme et de favoritisme, qui prétend qu’avec Nida Tounès le pays va tout droit vers la tyrannie. Il n’y a pas pire tyrannie que le péril islamiste et la wahhabisation de la Tunisie dont lui-même est un chaud partisan. La Tunisie n’a pas à écouter la voie d’un politicard au patriotisme douteux. Seuls les patriotes ont voix au chapitre. Peu importe leurs noms tant qu’ils ont une farouche volonté pour sauver leur pays. Il incombe au peuple dans toutes ses composantes d’investir la femme ou l’homme qui remplit toutes les conditions requises, tel le patriotisme chevillé au corps, pour porter la Tunisie. Une voix Tuniso-tunisienne, représentant toutes les sensibilités , capable de porter haut et fort à elle toute seule le désarroi et la misère de ce peuple spolié de sa dignité par Ben Ali et assujetti par Ennahdha au profit de ses maîtres-esclavagistes qui sont paradoxalement les protecteurs de l'ex-Néron. Ce qui démontre aisément et incontestablement l’existence des liens occultes et avérés entre l’ex Néron et la secte d’Ennahdha qui était son faire-valoir pendant 23 ans. Le doute n’est pas permis quant à l’antipatriotisme d’Ennahdha et son aversion pathologique pour la Tunisie et son histoire plurielle et millénaire. L’organisation fasciste mène une véritable campagne négationniste contre l’histoire de la Tunisie. Comme si le pays était né de l’invasion arabo-musulmane de triste mémoire qui s’est faite par vagues successives. Un avenir sombre s’annonce pour la Tunisie, peut-elle ainsi dans ses conditions se laisser noyer sous un magma de paroles stériles et contreproductives de ses pseudos patriotes qui ne sont pas conscients qu’ils font le jeu des escadrons de la mort ? S’ils ont un tant soit peu la fibre patriotique, ils doivent abandonner pour un temps leurs dissensions intestines au vestiaire, oublier leur ego, et la guerre des chefs et se mettre au service de leur nation. Ce sont les joutes armées qui font le chef et non l’inverse. Que celui qui présente le plus d’atouts et de qualités de leadership soit celui qui porte le brassard de capitaine. Car, le pays a plus que jamais besoin d'un vrai leader politique de l’acabit de Bourguiba, voire un chef d'armée de la trempe d’Hannibal en mesure de mener les troupes à la victoire finale de lui rendre son honneur et sa fierté perdue depuis le 14 janvier 2011. Un homme miracle pour sortir ce peuple de sa léthargie, un catalyseur des énergies, lui redonnant espoir et confiance. Cet homme doit être un galvanisateur de troupes et un fédérateur de toutes les sensibilités tunisiennes pour épargner au pays le cataclysme obscurantiste et lui éviter ainsi une apocalypse à la tunisienne.

Cette voix se doit d’être le porte-voix véritable de la Tunisie et dans laquelle se reconnaissent toutes les tunisiennes et tous les tunisiens et non une voix autoproclamée qui se veut la voix de la Tunisie. Aucune voix n’est en droit de se proclamer comme la voix du peuple tant qu’elle n’incarne pas ce peuple. Cette voix s’il y en a une doit être une expression de la volonté générale et son reflet. Rien n’interdit aux tunisiens d’organiser un référendum dans ce sens réservé aux seuls adhérents des partis patriotes et républicains. Les primaires du Parti Socialiste en France est un modèle du genre dont les tunisiens peuvent s’inspirer pour la désignation de l’homme de la situation.

L’heure est grave, et chaque jour qui passe ne fait qu’accentuer sa gravité et accélérer l’enlisement du pays. Il faut un homme d’expérience et aguerri pour sonner la charge et tirer le pays du sable mouvant dans lequel on l'a fait tomber un jour du 23 octobre 2011 par la faute de cette instance de la mise à mort de la démocratie en Tunisie qu’est l'I.S.I.E., le bras électoral d'Ennahdha. La Tunisie ne sera sauvée que si elle est prête à payer aux prix de ses larmes et du sang sa liberté. Elle n’a pas d’autre alternative que de mener une vraie guerre anticoloniale contre une nouvelle force d’occupation wahhabite alliée aux ex-Rcdistes obsédés par la préservation de leurs privilèges et mus par des dessins inavoués d’organiser une OPA contre-révolutionnaire sur le pays.

L'heure n’est pas aux atermoiements et aux stratégies d’alliance, un seul mot d’ordre l’unité pour la patrie. C’est pourquoi, seule une mobilisation sans précédent peut sortir le pays de cette impasse actuelle. Ce ne sont pas les bonnes paroles entendues ici et là qui vont sauver la Tunisie de son asphyxie actuelle, le pays est à bout de souffle, bientôt le sable mouvant islamiste va l'ensevelir. Il ne s'agit pas de réfléchir sur le comment faire ou qui va le faire ? Non, il s'agit d'agir comme un seul homme, de voler à son secours par tous les moyens y compris le recours à la force qui est un mal pour un bien. On ne fait pas une omelette sans casser des œufs. Les forces contre-révolutionnaires wahhabites de peur de la contagion de la révolution tunisienne ne sont pas enclines à la laisser en vie. Elles ne reculeront devant rien pour empêcher toute tentative, toute opération de sauvetage pour la survie de la Tunisie. En effet, leur propre survie dépend de l'anéantissement de la Tunisie et sa wahhabisation contre la volonté de son peuple. Pour elles, il n'y a pas d'autre alternative quant à leur pérennité que la mort par essoufflement de l'héritière de Carthage. Dépourvues d’humanité et aveuglées par leur haine du genre humain, elles sont tels ces cavaliers noirs de l’apocalypse et une sorte de vampires-carnivores qui se nourrissent des cadavres et s'abreuvent de sang humain. C'est pourquoi elles ne peuvent se résoudre à laisser la Tunisie en vie afin qu'elles puissent assouvir leur appétit vorace et cannibale. Descendantes des Banu Hilal, elles savent qu'elles ne peuvent prospérer que dans un environnement lunaire et un désert aride sans âme qui y vive peuplé de charognards et où règnent dans son ciel des rapaces-prédateurs. Elles défendront becs et ongles leur proie tunisienne. Ainsi est-il important que le sauveteur doive paramétrer tout cela dans son opération de sauvetage de la Tunisie. Il ne doit pas y aller avec la fleur au fusil, sinon c'est perdre la partie d'avance, c'est aller tout simplement au casse-pipe. On n’affronte pas un chien féroce en le caressant dans le sens du poil. Le sauveteur doit avoir une riposte graduée et adaptée à la situation. Il doit utiliser les mêmes armes que l’ennemi, il ne doit négliger aucun moyen pour contrecarrer la contre offensive ultra-violente que les forces obscurantistes ne manqueront pas de mener.

Quand l’ennemi est connu pour ses velléités terroristes, on ne peut pas l’affronter les mains nues et en lui brandissant sous le nez le bulletin de vote. En toute évidence le combat est perdu d’avance avec des risques de pertes de vies humaines considérables. Dans le cas d’espèce, seul le recours à la force qui est un moyen de persuasion, voire et envisager cette hypothèse probable, est inévitable et ceci constitue de surcroît une arme de dissuasion. On ne doit pas envisager le recours à la force d’égal à égal avec lui on doit le combattre avec succès on doit le vaincre. Les forces obscurantistes d’occupation sont d’ores et déjà dans leur stratégie de terreur afin d’empêcher toute tenue d’élections en Tunisie qui savent très bien qu’elles leur seront défavorables et qui sonneront le tocsin pour elles. Hermétiques à tout raisonnement humain, elles ne connaissent qu’un seul langage celui de la violence terroriste. Il faut être sourd et aveugle pour occulter le réel danger que ces forces du mal font encourir au pays. Elles ne cessent de brandir le spectre de la violence terroriste dans sa forme salafiste aux quatre coins du pays : Bizerte, la Marsa, l'Université de Tunis, Sousse etc.
Par conséquent, les sauveteurs doivent être conscients que le sauvetage de la Tunisie, ne peut se faire sans l’adoption d’une stratégie de représailles des plus virulentes contre des adversaires déterminés à mettre le pays à feu et à sang, contre des adversaires jusqu'au-boutistes si jamais on veut les priver de leur proie selon les propres termes de Rached Ghannouchi, l’actuel maître du pays.

Dans ce contexte délétère et effrayant, croire que la voie des urnes pourra rendre sa voix à la Tunisie demeure une vue de l'esprit et une utopie. Il est irresponsable d’imaginer qu’Ennahdha se pliera à la loi des urnes. Il faut que les tunisiens qui ont connu Sakiet Sidi Youssef en 1958 se préparent à une Guernica, symbole de la Guerre Civile d’Espagne. Avec un ennemi constitué de meutes fanatiques, renégates et sans aucun respect pour la vie humaine, les tunisiens ne peuvent éviter l’emploi de la force armée pour le contenir et l’éradiquer. La survie de la Tunisie n'est pas dans les urnes. Elle est dans la lutte armée ou elle ne le sera pas.

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