Opinion – Ali Larayedh, le bourreau des coeurs avides de liberté

Le Who's Who est un dictionnaire biographique qui liste les personnes influentes en se fondant sur 4 critères : « la notoriété, l’honorabilité, le mérite et le talent, qui servira un pays et lui permettra de prospérer et de flamboyer parmi les nations ».

Pour flamboyer, Ali Larayedh, flamboie… un pyromane né ! La Tunisie du Nord au Sud flambe. Il semble aimer la regarder se consumer, nous consumer, sans bouger ! On ne peut rien lui reprocher, sur ce sujet, il réussit très bien. Personne ne peut faire mieux que lui.

Ali Larayedh était un ingénieur de la marine marchande tunisienne. Avant d’être emprisonné pour ses idées. La Révolution des braves l’a libéré et aujourd’hui, il trône au ministère de l’Intérieur. S’asseoir sur notre sécurité c’est son unique credo ! Il a le droit de vie, de mort, sur un peuple qui rêvait liberté.

Énumérer tous les événements violents et sanglants qui ont embrasé la Tunisie depuis sa prise de fonctions le 26 décembre 2011 est superflu ; car personne n’a oublié la prise en otage, par les salafistes, de la faculté des Lettres, des Arts et des humanités de La Manouba, début décembre. Conclusion de cette affaire : aucun salafiste n’a été inquiété mais comble de l’insanité c’est le doyen Habib Kazdaghli qui a dû comparaitre, début juillet 2012, pour l’agression présumée d’une étudiante portant le niqab.

Les salafistes tunisiens se sont surpassés dernièrement pour imposer leur idéologie de bazar, en usant de toutes les pressions imaginables ou pas, pour paralyser des évènements culturels, jugés, par ces têtes réduites, contraire à l’islam. Ils ont bâillonné au moins trois manifestations culturelles en dix jours en pleine saison festivalière. Le 6 août, le festival de Gboullat (Béja) a été annulé suite à des menaces salafistes. Mardi soir, c’est à Menzel Bourguiba que Lofti Abdelli fut muselé. Le lendemain, c'est à Kairouan que les membres du groupe iranien Mehrab ont été privés du Festival international de musique sacrée et soufie. Leur crime : ils sont chiites. Ils ont connu la même mésaventure, début juillet lors du festival de Sejnane.

Jeudi soir, c’est Bizerte, qui connaît son baptême du feu. A peu près 200 bigots radicaux ont manifesté à l’aide de bâtons et de sabres leur colère noire, contre Samir Kantar, un militant du Front de libération de Palestine lors d’un évènement organisé dans le cadre de la "Journée al-Aqsa". Son crime : soutenir Bachar Al Assad. On dénombre plusieurs blessés.

Récemment, la Tunisie a vécu du nord au Sud, l’agitation, l’agressivité, l’animosité, la chaleur, la colère, la démesure, la fureur, l’intolérance, l’oppression, la sauvagerie, les attentats, les brutalités, les coups et blessures, les déchaînements, les émeutes, et l’ânerie de Ali Larayedh.

Oui, parce que ce monsieur n’a jamais été un homme politique, mais un homme avec des idées qui ne plaisaient pas à Zaba ! Pour tout bagage, il avait… 15 ans d’enseignement gratuit dans les prisons tunisiennes !

Les mouvements sociaux qui ont eu lieu dans le sud de la Tunisie, ces dernières semaines, ont été balayés, vite fait bien fait, sans ménagement, par les forces du désordre, dépendantes de Monsieur Ali Larayedh. Avec comme explication, le sempiternel complot de la gauche qui veut déstabiliser ce brillant gouvernement qui nous éclabousse par tant de succès, de réussite dans sa façon de gérer le pays. La faim, la soif, la mendicité, sans oublier les dessous de table pour livrer un prisonnier politique ou autres babioles de nos principes, notre moralité et notre indépendance culturel et sociétale.

Monsieur Ali Larayedh avec tous les criminels que vous laissez impunis, et avec lesquels vous préférez discuter, plutôt, autour peut-être d’un café ou un thé à la menthe, vous vous frottez les mains de fierté pour tout le mal que vous faites à ce pays. On inventerait pour vous et certains hommes de ce gouvernement, qui ne connaissent que la politique pratiquée dans les grottes de Tora-Bora, un Who's Who tunisien à la hauteur de vos bassesses. Les 4 critères seront : l’obscurité, la concussion, la honte et surtout la pusillanimité.

Selon Max Weber, « l’État a ainsi le monopole de la violence physique légitime. « La légitimité de Ali Larayedh n’est faite que de violence envers une population qui réclame ses droits et sa révolution volée !

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