Leila Ben Ali au Parisien : complot contre la vertu !

Leila Ben Ali, vient de faire sa seconde apparition médiatique. Après la sortie du livre dans lequel elle se raconte, voilà que le quotidien "Le Parisien" publie une interview de celle qui fut, à un certain moment de l’histoire de notre pays, la femme la plus puissante, mais aussi la plus haie par les Tunisiens.

Une nouvelle fois, Leila Ben Ali prend les Tunisiens pour, excusez-moi le terme, pour des imbéciles en nous sortant sa litanie qu’elle n’avait rien fait de mal durant son règne, que ses « pauvres » frères n’avaient bénéficié que d’un tout petit prêt, par ailleurs remboursé, qu’elle se consacrait aux œuvres charitables et caritatives et qu’elle n’a jamais cherché à faire du mal à quelqu’un, demandant au passage pardon à tous ceux à qui elle aurait pu -quand même- faire du tort.

Encore une fois, Leila Ben Ali, drapée dans son voile pudique, nous sort l’histoire du complot auquel elle et son mari furent la cible pour les écarter du pouvoir citant, entre autres, le rôle trouble, selon elle, joué par Sériati dans leur départ précipité de la Tunisie vers l’Arabie Saoudite.

Enfin, Leila Ben Ali souligne qu’elle se soumettrait volontiers à la justice de son pays et qu’elle est prête à se présenter devant des juges tunisiens si elle était sûre que la justice, celle qu’elle avait placée sous sa botte et celle de son époux et de sa famille, se montre équitable souhaitant que les membres de sa famille, actuellement en détention dans les prisons, en bénéficient.

La nouveauté dans cette interview est relative au message délivré par Ben Ali lui-même qui a écrit « je déplore qu’on ait oublié que, pendant vingt-trois ans, l’État, sous ma direction, a amélioré considérablement le niveau de vie de chacun et fait de la Tunisie un pays moderne que bien des nations amies citent en exemple. J’admets néanmoins qu’il restait encore des progrès à accomplir et des libertés à mettre en place. J’espère que mes compatriotes me rendront justice en se souvenant du chemin qu’ensemble nous avons parcouru. Je n’aspire, au crépuscule de mon existence, qu’à conserver l’honneur. »

Si on n’avait pas vécu en Tunisie, on pourrait même pleurer le sort qui fut réservé à deux serviteurs de l’État et du peuple tunisiens.

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