Le ministère s’explique à la suite de la dérogation accordée aux deux élèves au Bac

Suite à la parution de l’information concernant la permission accordée à deux élèves qui étaient défaillants à la session principale de l’examen du baccalauréat pour l’année 2012, de se présenter à la session de contrôle, le ministère de l’Éducation nationale a apporté sur sa page officielle les précisions qui suivent.

Selon le ministère, la dérogation accordée aux deux élèves concernés est fondée sur un arrêté en date du 24 avril 2008 se rapportant à l’organisation des examens du baccalauréat. En vertu de l’article 21 de cet arrêté, l’absence d’un candidat à une matière au cours de la session principale pour des raisons de force majeure, implique la prise en compte de la moyenne annuelle dans la matière concernée par l’absence dans le calcul de sa moyenne à l’examen du Baccalauréat et ceci pour lui permettre de passer la session de contrôle seulement. Dans le même article, il est prévu que l’absence à une matière qui ne figure pas dans la session de contrôle, engendre, à titre exceptionnel, à la repasser pendant la session de contrôle. La note obtenue en cette matière sera considérée comme étant la note finale dans les deux sessions.

Le ministère de l’Éducation nationale a fait remarquer que toutes les conditions requises en vertu de cet article sont réunies.

Sur le plan du fond, les deux élèves ont été empêchés de passer les épreuves de la session principale du baccalauréat suite à un événement majeur.

Le premier a contracté une méningite qui l’a obligé à garder le lit à partir du 29 mai 2012.

Le second a fait l’objet d’une décision du conseil de classe du lycée où il est inscrit (Lycée du 15 novembre à Sfax) le privant du droit de passer les épreuves du bac. Cette décision, basée sur le fait qu’il n’a pas passé les examens du premier trimestre de l’année scolaire en cours, a été remise en cause par le tribunal administratif en vertu d’une décision en référé rendue après la date des épreuves de la session principale.

Sur le plan de la forme, le ministère a indiqué que les dossiers des deux candidats déposés auprès des centres d’examen concernés comportent les justificatifs nécessaires et qu’il a consulté les services juridiques compétents qui ont recommandé l’application de l’article 21 de l’arrêté susvisé. Le ministère a ajouté qu’il a été enregistré dans le passé des cas similaires.

Quant à la relation de parenté de l’un des deux élèves avec le ministre de l’Éducation nationale, le porte –parole du ministère, Mohamed Sfar, que nous avons contacté pour de plus amples détails, sans infirmer cette relation, nous a indiqué que la dérogation a été accordée sur la base des données objectives et que cette relation n’a pas été déterminante dans la prise de la décision. D’après le porte-parole, si ce lien de parenté existe, c'est le fruit du hasard.

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